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Le manufacturier français garde la tête hors de l’eau, mais les commandes s’essoufflent

L’industrie française a encore tourné au-dessus de la barre de la croissance en septembre, mais bien moins vite qu’en août. Derrière cette résistance…

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Le manufacturier français garde la tête hors de l'eau, mais les commandes s'essoufflent

L’industrie française a encore tourné au-dessus de la barre de la croissance en septembre, mais bien moins vite qu’en août. Derrière cette résistance apparente, la chute des nouvelles commandes depuis cinq mois interroge sur la solidité de la reprise.

Le secteur manufacturier tricolore a bouclé le mois de septembre sur un indice PMI de 50,6. Un chiffre qui reste au-dessus du seuil de 50, la frontière qui sépare une activité en expansion d’une activité en repli. Mais la marche est haute par rapport au mois précédent, puisque l’indice s’élevait encore à 51,1 en août. La dynamique perd donc de sa vigueur.

Bonne nouvelle tout de même, la production industrielle a progressé sur la période. Ce n’est pas rien dans un environnement où l’énergie coûte cher et où les conditions de financement se resserrent. Le bémol vient des carnets de commandes. Les nouvelles commandes ont reculé pour le cinquième mois d’affilée, un signal qui pèse sur les perspectives des prochains mois. À cela s’ajoute une inquiétude qui ne faiblit pas, celle de l’inflation.

Pour Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence, l’industrie a fait preuve d’une capacité de résistance peu commune. « Malgré une inflation galopante, une intensification de la crise du marché de l’énergie et un durcissement des conditions financières, le secteur manufacturier français a réussi à croître en septembre », souligne-t-il. Il tempère aussitôt son propos. « Cela témoigne d’une résilience remarquable, même si la baisse des nouvelles commandes, les réductions des stocks et les faibles perspectives soulèvent des questions quant à la pérennité de cette expansion. »

Concrètement, les industriels français parviennent encore à produire et à vendre, mais ils le font avec un horizon qui se rétrécit. Moins de commandes, des stocks réduits et un avenir peu lisible forment un trio qui pourrait freiner l’élan dans les semaines à venir. La croissance est là, elle reste toutefois sur un fil.

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