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Le détroit d’Ormuz rouvre, mais avec des règles inédites imposées par Téhéran

Le passage stratégique entre le Golfe Persique et la mer d’Oman reprend vie après l’accord irano-américain. Mais l’Iran impose désormais un préavis de 48…

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Le détroit d'Ormuz rouvre, mais avec des règles inédites imposées par Téhéran

Le passage stratégique entre le Golfe Persique et la mer d’Oman reprend vie après l’accord irano-américain. Mais l’Iran impose désormais un préavis de 48 heures et un nouvel itinéraire pour tous les navires.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a connu un vrai redémarrage jeudi, avec près de 25 navires marchands enregistrés. Un volume inédit depuis la mi-avril. Sauf que la donne a changé. Les autorités iraniennes exigent désormais que tout bateau souhaitant franchir ce couloir stratégique soumette une demande de transit au moins 48 heures à l’avance. Et ce n’est pas tout. Elles ont aussi publié une nouvelle carte avec deux voies dites sûres, placées plus au sud que celles annoncées il y a quelques semaines, mais toujours plus proches des côtes iraniennes que les routes historiques d’avant-guerre.

Ces nouvelles règles compliquent la navigation. Fini le passage direct par l’étroit bras de mer entre les îles de Qeshm et Larak, que les marins surnommaient le péage de Téhéran. Désormais, les cargos doivent suivre un tracé distinct, ce qui allonge certains trajets et oblige les compagnies à revoir leurs plans de route. Malgré tout, la reprise est bien là. Vendredi en fin de journée, la plateforme Kpler avait déjà compté huit passages de navires transportant des matières premières. Et dans le port de Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, des camions vides patientaient sur près de trois kilomètres, tandis que plusieurs porte-conteneurs déchargeaient leur cargaison. Un signe que l’activité portuaire reprend doucement.

Mais la prudence reste de mise. Le Centre d’information maritime conjoint, une coalition de 47 pays, a bien abaissé le niveau de risque dans le détroit de sévère à modéré, grâce à l’accord entre Téhéran et Washington. Pourtant, il prévient que des mines sont toujours présentes tant que les opérations de déminage ne sont pas terminées. Preuve concrète de ce danger, jeudi la marine pakistanaise a signalé une mine navale confirmée à seulement quatre kilomètres des côtes omanaises. Les navires sont invités à une extrême vigilance. Et pour compliquer les choses, les pourparlers prévus en Suisse pour avancer sur le dossier nucléaire iranien ont été reportés sine die. Une incertitude qui plane sur l’avenir immédiat du trafic dans cette artère vitale du commerce mondial.

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