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L’affaire Péchier menacée par une crise de la défense à trois semaines du procès
La stratégie des avocats de l’anesthésiste, accusé de douze empoisonnements mortels, jette une ombre sur le bon déroulement des audiences prévues à Besançon.
Les conseils de Frédéric Péchier ont publiquement remis en cause leur participation au procès qui doit s’ouvrir le 8 septembre, évoquant des conditions financières jugées inacceptables. L’anesthésiste, poursuivi pour trente empoisonnements dont douze ayant entraîné le décès de patients, risque de se retrouver sans défense technique à quelques jours du début des débats devant la cour d’assises du Doubs.
Me Randall Schwerdorffer, l’un de ses avocats, a confirmé que la rétribution prévue par l’aide juridictionnelle – environ 35 000 euros pour l’ensemble de la procédure – ne permettrait pas de couvrir les frais engagés par son cabinet. Il a explicitement refusé de prendre en charge le surplus, estimant que cette charge financière incomberait normalement à l’État. Le ministère de la Justice a répliqué en rappelant que les modalités de rémunération étaient connues de la défense depuis le début de la procédure, rejetant toute responsabilité dans ce différend.
Une proposition de médiation a été avancée par la défense, suggérant un prélèvement de 10% sur l’enveloppe allouée aux conseils des parties civiles, dont le cumul atteindrait près de deux millions d’euros. Cette requête a pour l’instant été rejetée par les avocats représentant les victimes. Une ultime conciliation est prévue le 2 septembre sous l’égide du Conseil de l’ordre, qui pourrait déterminer la suite des événements.
Me Lee Takhedmit, autre avocat de la défense, a dénoncé un système d’aide juridictionnelle qu’il estime inadapté aux procédures longues et complexes. Selon lui, cette situation illustre les difficultés structurelles rencontrées par les justiciables bénéficiaires de ce dispositif. Un troisième conseil initialement pressenti s’est déjà retiré pour des motifs identiques.
Frédéric Péchier, qui maintient son innocence, est accusé d’avoir administré des substances toxiques à des patients entre 2008 et 2017, dans des établissements privés de Besançon. L’accusation soutient que ces gestes auraient été motivés par des conflits internes et une volonté de mettre en valeur ses compétences médicales. Le procès, dont l’ouverture reste incertaine, devait initialement se tenir sur trois mois.
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