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La nappe d’hydrocarbures au large de l’Iran se résorbe nettement, selon une ONG

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L’analyse d’images satellitaires révèle une diminution significative de la marée noire qui menaçait les côtes iraniennes, tandis que l’origine de la fuite reste indéterminée.

La vaste étendue d’hydrocarbures apparue il y a plusieurs jours dans les eaux bordant l’île iranienne de Kharg, principal terminal d’exportation pétrolier du pays, a connu une réduction notable. C’est ce qu’a constaté samedi une organisation non gouvernementale de défense de l’environnement, le Conflict and Environment Observatory, basé au Royaume-Uni, après avoir examiné les dernières données du satellite Copernicus. Les clichés pris mercredi laissaient craindre une marée noire d’ampleur, mais ceux de samedi montrent une nappe considérablement rétrécie.

L’ONG souligne toutefois que la cause et l’origine de cette pollution demeurent inconnues. Selon ses experts, il est impossible de déterminer avec certitude, à partir des seules images disponibles, ce qui a provoqué cette fuite. Si des médias américains ont évoqué la possibilité de défaillances dans les infrastructures pétrolières iraniennes, l’Observatoire se montre prudent. Leon Moreland, membre de l’organisation, a précisé que les installations offshore de la région pourraient constituer une source potentielle, mais qu’aucun point d’origine définitif ni aucune cause spécifique ne peuvent être identifiés à ce stade.

Certaines chaînes d’information, comme Fox News, ont avancé l’hypothèse d’une pression excessive sur les capacités de stockage de l’Iran, en raison du blocus naval imposé par les États-Unis, qui entraverait les exportations et le stockage du brut. De son côté, Moussa Ahmadi, président de la commission de l’énergie du Parlement iranien, a déclaré samedi qu’aucun rapport officiel ne confirmait qu’une installation pétrolière fuyait à cause de réservoirs saturés. Il a assuré que la production dans les différents champs pétrolifères du pays se poursuivait sans problème.

Un autre élu, Jafar Pourkabgani, représentant la ville côtière de Bouchehr, a avancé une explication différente. Il a affirmé, cité par la télévision d’État, que les taches observées autour de l’île de Kharg étaient liées aux rejets de pétrole et d’eaux de ballast provenant d’un pétrolier européen, déversés en mer au détriment de l’environnement.

Depuis le début des hostilités avec les États-Unis et Israël, le 28 février, l’Iran a largement fermé le détroit d’Ormuz. En réponse, Washington a imposé un blocus des ports iraniens, ce qui a entraîné l’immobilisation de nombreux pétroliers dans la zone. Fin mars, le président américain Donald Trump avait menacé d’anéantir l’île de Kharg si Téhéran ne rouvrait pas le détroit à la navigation internationale.

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