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Économie

Wall Street flambe, l’Europe recule

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Les indices américains ont inscrit de nouveaux records vendredi, ignorant les tensions géopolitiques, tandis que les places européennes ont cédé du terrain, freinées par l’incertitude.

Les marchés d’actions américains ont poursuivi leur ascension vendredi, le Nasdaq et le S&P 500 atteignant des niveaux historiques. L’indice technologique a grimpé de 1,71% pour s’établir à 26 247,08 points, tandis que l’indice élargi a progressé de 0,84% à 7 398,93 points. Le Dow Jones est resté quasiment stable, avec une hausse symbolique de 0,02%. Cette vigueur contraste avec la prudence observée en Europe, où les principales Bourses ont terminé dans le rouge.

Selon des analystes, l’appétit des investisseurs américains pour le risque demeure intact, même face à la résurgence des hostilités entre Washington et Téhéran dans le détroit d’Ormuz. Un observateur a souligné que rien ne semblait pouvoir entraver la dynamique haussière, pas même les tensions géopolitiques. Toutefois, certains experts jugent qu’un repli technique pourrait survenir à court terme, compte tenu des gains récents enregistrés.

Les opérateurs américains n’ont pas été perturbés par la publication d’un indicateur de confiance des consommateurs au plus bas historique, ni par les inquiétudes liées au coût de la vie. Au contraire, les chiffres de l’emploi pour avril, avec 105 000 créations de postes contre 60 000 anticipées, ont été favorablement accueillis. En Europe, les regards restent tournés vers le Moyen-Orient, où la situation demeure confuse et susceptible de peser sur la confiance.

Sur le front pétrolier, les cours ont légèrement rebondi. Le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 1,23% à 101,29 dollars, tandis que le West Texas Intermediate a pris 0,64% à 95,42 dollars. Ces niveaux restent toutefois nettement inférieurs à ceux observés la semaine précédente, les marchés semblant miser sur une issue pacifique au conflit. Des analystes préviennent néanmoins que tout accord n’entraînerait qu’une baisse limitée des prix, la normalisation n’étant pas pour tout de suite.

À Wall Street, le titre Expedia a chuté de 9,02% après des prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours, ses résultats du premier trimestre étant également inférieurs aux attentes. À l’inverse, Airbnb a progressé de 0,73%, soutenu par des performances meilleures que prévu sur la même période.

En Allemagne, Commerzbank a annoncé un plan de suppression de 3 000 postes et réaffirmé sa volonté de rester indépendante face à l’offre de rachat hostile d’UniCredit, valorisée à 35 milliards d’euros. La banque a relevé son objectif de résultat net pour 2026 à au moins 3,4 milliards d’euros, après un bénéfice trimestriel en hausse de 9% à 913 millions d’euros, supérieur aux prévisions. L’action a pourtant reculé de 3,98% à Francfort, les investisseurs n’ayant pas été convaincus.

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