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Marco Rubio presse l’Europe de s’engager dans le détroit d’Ormuz

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Le secrétaire d’État américain a achevé une visite à Rome en appelant les alliés européens à contribuer à la sécurité maritime face à l’Iran, tout en affichant une volonté d’apaisement avec le Vatican.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a conclu vendredi un déplacement de deux jours dans la capitale italienne, marqué par des échanges tendus mais constructifs avec les autorités locales et le Saint-Siège. Alors que les relations entre Washington et ses partenaires européens connaissent des frictions, le responsable a lancé un appel pressant à une coopération renforcée pour garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial.

« Le monde doit décider s’il accepte que l’Iran impose son contrôle sur une route internationale », a déclaré Marco Rubio aux journalistes, en référence aux récentes initiatives de Téhéran visant à instaurer une autorité chargée d’approuver le transit dans cette zone stratégique. Cette mise en garde visait directement l’Italie et d’autres nations européennes, que Donald Trump a accusées de ne pas soutenir suffisamment les efforts américains pour protéger le détroit.

Le secrétaire d’État a souligné que l’engagement des États-Unis au sein de l’OTAN reposait en partie sur la capacité à projeter des forces depuis l’Europe vers d’autres théâtres de crise. « Si certains membres de l’Alliance ne permettent plus cette flexibilité, cela pose un problème qui mérite d’être examiné », a-t-il ajouté, tout en précisant que le président américain n’avait pas encore arrêté de mesures de rétorsion. Donald Trump a récemment menacé de retirer les troupes américaines stationnées en Italie, estimant que Rome n’avait pas apporté une aide suffisante dans le conflit avec l’Iran.

Lors de son entretien avec la Première ministre Giorgia Meloni, qui a duré près d’une heure et demie au Palais Chigi, Marco Rubio a également rencontré son homologue italien Antonio Tajani. Un communiqué du bureau de la cheffe du gouvernement a décrit ces échanges comme « francs mais constructifs », portant sur les relations bilatérales, le Moyen-Orient, la Libye et l’Ukraine. « Ce fut un dialogue direct entre alliés conscients de leurs intérêts nationaux mais également de la valeur de l’unité occidentale », a-t-on précisé.

Giorgia Meloni, pourtant considérée comme une alliée proche du président américain, avait exprimé son désaccord avec la menace de retrait des troupes, déclarant plus tôt cette semaine que cette décision ne lui appartenait pas.

Au Vatican, Marco Rubio a qualifié de « très bonne rencontre » son audience avec le pape Léon XIV, survenue près d’un mois après les critiques acerbes de Donald Trump à l’encontre du souverain pontife. Le secrétaire d’État, fervent catholique, a indiqué avoir abordé des sujets tels que la liberté religieuse, la menace iranienne et le rôle de l’Église dans l’acheminement de l’aide humanitaire américaine à Cuba. « Il est important d’échanger nos points de vue et de comprendre nos positions respectives », a-t-il souligné, minimisant l’impact des diatribes présidentielles.

Lors de cette visite, Marco Rubio s’est également vu présenter l’arbre généalogique de ses origines italiennes, liées à la région du Piémont. Il a promis d’apprendre la langue et de revenir pour prononcer un discours en italien. Interrogé sur la possibilité d’un appel entre Donald Trump et le pape, il a répondu : « Je ne sais pas. Peut-être. Cela pourrait se faire. »

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