Économie
Wall Street en hausse grâce à l’emploi américain, l’Europe plombée par le Moyen-Orient
Les marchés financiers mondiaux évoluent en ordre dispersé ce vendredi, entre la vigueur inattendue du marché du travail américain et les incertitudes géopolitiques qui pèsent sur l’Europe.
À New York, les indices boursiers ont ouvert en territoire positif après la publication d’un rapport sur l’emploi américain plus solide que prévu. Le Nasdaq, porté par les valeurs technologiques, progressait de 0,92% vers 13h40 GMT, tandis que le Dow Jones gagnait 0,17% et le S&P 500 0,52%. Les États-Unis ont créé 105 000 emplois en avril, un chiffre nettement supérieur aux 60 000 attendus par les analystes, bien qu’inférieur aux 185 000 enregistrés en mars. Le taux de chômage est resté stable à 4,3%, confirmant la proximité du plein emploi.
La modération de la hausse des salaires a également rassuré les investisseurs. Selon les analystes, cette dynamique suggère une pression inflationniste moins forte, ce qui pourrait inciter la Réserve fédérale à assouplir sa politique monétaire. En conséquence, les rendements obligataires américains ont reculé, le taux à dix ans passant de 4,38% à 4,35%, tandis que le dollar perdait du terrain face à l’euro, qui s’échangeait à 1,1781 dollar.
En Europe, la tendance était inverse. Les principales places financières du Vieux Continent évoluaient dans le rouge, Paris cédant 0,79%, Francfort 0,95%, Londres 0,16% et Milan 0,04%. Les investisseurs européens restent préoccupés par la situation au Moyen-Orient, jugée floue et peu susceptible de se résoudre rapidement. Les récents affrontements dans le Golfe ont ravivé les doutes sur un accord entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. Malgré les assurances du président américain Donald Trump sur le maintien de la trêve, l’attente d’une réponse iranienne à la dernière proposition américaine maintient une pression sur les marchés.
Sur le front pétrolier, les prix se stabilisent après une chute marquée jeudi. Le Brent de la mer du Nord s’échangeait à 99,68 dollars le baril, en léger recul de 0,38%, tandis que le WTI américain baissait de 0,89% à 93,97 dollars. Les analystes soulignent l’incertitude persistante sur l’évolution du conflit, qui freine un rebond plus net des cours.
Dans le secteur bancaire, Commerzbank a annoncé un plan de suppression de 3 000 postes et réaffirmé sa volonté de rester indépendante face à l’offre de rachat hostile de l’italienne UniCredit, valorisée à 35 milliards d’euros. La banque allemande a relevé son objectif de résultat net pour 2026 à au moins 3,4 milliards d’euros, après un premier trimestre supérieur aux attentes. Malgré ces annonces, le titre perdait 3,52% à Francfort.
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