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Culture

Cannes 2026 : une constellation de stars brille sur la Croisette, malgré l’absence des géants hollywoodiens

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Le 79e Festival de Cannes s’ouvre ce mardi avec un tapis rouge promettant un défilé d’acteurs de premier plan, tandis que la compétition officielle mise sur des fresques historiques et des réalisateurs émergents.

La Croisette s’apprête à accueillir, dès cette semaine, une pléiade de figures majeures du septième art. Cate Blanchett, Javier Bardem, Léa Seydoux ou encore John Travolta figurent parmi les têtes d’affiche attendues pour cette 79e édition, qui se déroule jusqu’au 23 mai. Si l’absence des grands studios américains se fait sentir, avec les nouveaux projets de Steven Spielberg et Christopher Nolan qui ne feront pas le déplacement, la sélection mise sur une diversité de talents et de récits.

La compétition pour la Palme d’or, présidée par le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook, mettra aux prises vingt-deux films choisis parmi plus de deux mille cinq cents œuvres issues de cent quarante et une nations. Les fresques historiques sont particulièrement mises en avant, explorant des périodes sombres comme la Résistance française, le régime de Vichy ou la guerre civile espagnole. Le délégué général du festival, Thierry Frémaux, a souligné qu’il s’agissait d’une manière de ramener l’Histoire au présent, notant que onze réalisateurs figurent pour la première fois en compétition.

Parmi ces nouveaux venus, on retrouve Arthur Harari, dont le scénario de la Palme d’or 2023 avait déjà été primé, et Rodrigo Sorogoyen, figure montante du cinéma espagnol. Les habitués de la Croisette ne sont pas en reste, avec les retours des Palme d’or Hirokazu Kore-eda et Cristian Mungiu, ainsi que de l’Américain James Gray, qui présentera un film porté par Scarlett Johansson et Adam Driver. Le cinéaste russe exilé Andrei Zviaguintsev, déjà distingué à Cannes, livrera quant à lui une satire de la bourgeoisie russe face à la conscription.

Les tensions géopolitiques, qui avaient marqué l’édition précédente, devraient à nouveau affleurer dans les œuvres présentées. Un documentaire retrace quarante années de lutte contre la dictature iranienne, tandis qu’un film rwandais explore les séquelles du génocide de 1994. La sélection française hors compétition aborde des sujets sensibles avec un film sur les derniers jours du professeur Samuel Paty et un autre sur le combat de Gisèle Halimi pour le droit à l’avortement. Le festival s’ouvrira avec le nouveau long-métrage onirique de Pierre Salvadori.

En marge de la compétition, John Travolta fera ses débuts derrière la caméra, tandis que Woody Harrelson et Kristen Stewart défendront le dernier film de Quentin Dupieux. Le festival a également annoncé qu’il décernerait une Palme d’honneur au réalisateur néo-zélandais Peter Jackson et à la légende américaine Barbra Streisand. Interrogée sur l’intelligence artificielle, la présidente du festival, Iris Knobloch, a affirmé que Cannes se pose en lieu de résistance face à cette technologie, refusant qu’elle dicte sa loi au cinéma.

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