Monde
La faim tue les enfants de Gaza, un hôpital alerte sur une crise humanitaire majeure

Vingt-et-un mineurs sont décédés en trois jours selon des médecins, alors que les pénuries alimentaires s’aggravent dans le territoire assiégé.
Un établissement médical de la bande de Gaza a signalé le décès de vingt-et-un enfants en l’espace de soixante-douze heures, victimes de malnutrition ou de privations alimentaires. Ces morts, survenues dans plusieurs structures sanitaires, illustrent l’ampleur de la crise humanitaire qui frappe la population palestinienne, soumise à un blocus israélien strict depuis près de deux ans.
Les conditions de vie dans l’enclave côtière, où survivent péniblement 2,4 millions d’habitants, se détériorent inexorablement. Les réserves de nourriture s’épuisent, les points de distribution d’aide sont régulièrement pris pour cible, et les hôpitaux, déjà débordés par les blessés de guerre, doivent désormais faire face à une flambée de cas de dénutrition sévère. Des images diffusées montrent des corps d’enfants réduits à l’état de squelettes, comme celui d’un adolescent de quatorze ans dont les parents ont été contraints de l’enterrer dans un linceul blanc.
Parallèlement, les opérations militaires se poursuivent avec une intensité croissante. Des frappes aériennes ont encore causé la mort d’une quinzaine de civils ces dernières heures, dont treize dans un camp de déplacés du nord du territoire. Des témoins évoquent des scènes de chaos, avec des tentes réduites en cendres et des familles prises sous les bombardements. Les ordres d’évacuation israéliens concernent désormais près de 90 % du territoire, laissant des dizaines de milliers de personnes sans refuge sûr.
La communauté internationale multiplie les mises en garde contre les risques de violations du droit humanitaire. L’Organisation mondiale de la santé a dénoncé des intrusions armées dans ses locaux, tandis que des diplomates réclament un accès immédiat pour les observateurs et les médias. Les chiffres officiels font état de près de soixante mille morts depuis le début des hostilités, un bilan qui ne cesse de s’alourdir dans l’indifférence relative des capitales occidentales.
Cette situation dramatique place les organisations humanitaires devant un dilemme insoluble. Comment continuer à secourir une population prise entre les combats, la famine et l’effondrement complet des services publics ? Les appels à un cessez-le-feu immédiat restent lettre morte, alors que les belligérants semblent déterminés à poursuivre leur affrontement, quel qu’en soit le prix humain.

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