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La facture salée des hôpitaux publics français en 2024

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Le déficit des établissements hospitaliers publics atteint 2,9 milliards d’euros, un chiffre en hausse de 500 millions par rapport à l’année précédente, selon un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

Un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) révèle une aggravation continue des comptes des hôpitaux publics en France. La dette cumulée s’élève à 2,9 milliards d’euros pour l’année 2024, soit une augmentation de 500 millions d’euros par rapport à 2023. Sept établissements sur dix affichent un solde négatif, selon cette étude. La dégradation financière s’explique en partie par la réduction des dispositifs de soutien mis en place durant la crise sanitaire. Si les cliniques privées conservent des résultats positifs, leurs recettes diminuent nettement, passant de 331 millions d’euros en 2023 à 194 millions d’euros l’année suivante. Avec un résultat net négatif de 2,7%, la situation n’a jamais été aussi préoccupante depuis 2005, année du premier bilan statistique des ministères sociaux.

Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation. Le choc de la pandémie de Covid-19, suivi de la hausse de l’inflation, a mécaniquement augmenté les dépenses, qu’il s’agisse des frais de fonctionnement ou des salaires. La déléguée générale de la Fédération hospitalière de France, Zaynab Riet, a qualifié cette situation de très préoccupante, estimant que la dégradation observée depuis 2020 ne résulte pas de dysfonctionnements internes mais de décisions nationales insuffisamment compensées. Par ailleurs, l’encours de la dette a diminué pour la troisième année consécutive, s’établissant à 29,9 milliards d’euros, soit 27,9% des recettes. Toutefois, si les plans de soutien et de relance post crise sanitaire portent leurs fruits sur la dette, l’effort d’investissement marque le pas. La part des établissements surendettés remonte à un niveau proche de celui observé en 2020, atteignant 33% en 2024 contre 34% quatre ans plus tôt.

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