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La diplomatie franco-israélienne secouée par des accusations d’antisémitisme

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_**La polémique enfle entre Paris et Jérusalem après des déclarations du Premier ministre israélien, tandis que le Crif déplore des querelles stériles et la gauche dénonce une récupération politique.**_

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a exprimé son désarroi face aux tensions récentes entre l’Élysée et le gouvernement israélien. Le président du Crif a souligné que la relation bilatérale, construite sur des valeurs démocratiques communes et une lutte partagée contre le terrorisme, méritait davantage que des échanges polémiques sans issue. Il a rappelé que le combat contre l’antisémitisme devait constituer un facteur d’union plutôt que de division.

Cette sortie intervient après la réception par l’Élysée d’un courrier officiel dans lequel le chef du gouvernement israélien accuse le président français d’attiser les sentiments antijuifs par sa position sur la reconnaissance internationale d’un État palestinien. Le Premier ministre israélien affirme avoir observé une recrudescence des actes antisémites en France depuis l’annonce de cette orientation diplomatique.

L’Élysée a vivement réagi à ces accusations, les qualifiant d’inexactes et de condamnables, tout en réaffirmant l’engagement constant de la République à protéger tous ses citoyens, notamment ceux de confession juive. Les services du ministère de l’Intérieur font état d’une diminution de 24% des actes antisémites sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à 2024, tout en reconnaissant une augmentation significative depuis 2013.

L’ambassadeur d’Israël en France a pour sa part estimé que malgré les efforts des autorités françaises, la situation demeurait préoccupante face à la multiplication des incidents. Le président du Crif a exprimé ses réserves concernant le projet de reconnaissance d’un État palestinien, redoutant que cette initiative ne serve les discours de certains groupes extrémistes.

Les réactions politiques en France ont été contrastées. La gauche a fermement condamné ce qu’elle perçoit comme une instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme à des fins diplomatiques. Des porte-parole socialistes et insoumis ont dénoncé une manœuvre visant à assimiler l’ensemble des juifs à la politique menée par le gouvernement israélien.

Le président du Fonds social juif unifié a quant à lui rappelé que l’antisémitisme existait indépendamment des contextes politiques et appelé à maintenir l’unité entre toutes les parties prenantes dans ce combat. Cette crise diplomatique survient dans un contexte de distanciation progressive de la France vis-à-vis de la stratégie israélienne à Gaza, marquée par l’annonce d’une reconnaissance prochaine de l’État palestinien lors de la prochaine assemblée générale des Nations unies.

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