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L1: Chaos à l’OM, Villas-Boas démissionne puis est mis à pied

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L’Olympique de Marseille s’est enfoncé encore un peu plus dans le chaos mardi, mais aussi dans l’absurde, avec la mise à pied de son entraîneur André Villas-Boas, qui avait lui-même annoncé quelques heures plus tôt son intention de démissionner.

En une seule journée, Villas-Boas a donc été entraîneur de plein droit, puis entraîneur démissionnaire et enfin entraîneur mis à pied. Le meilleur résumé de la situation est sans doute venu de l’ancien milieu de terrain de l’OM Maxime Lopez, qui a simplement tweeté trois emojis d’un personnage se prenant le visage dans les mains.

L’OM a donc vécu une nouvelle journée de tempête, trois jours à peine après le traumatisme vécu samedi, quand son centre d’entraînement a été envahi par des supporters furieux contre la direction du club et frustrés par les résultats de l’équipe. Huit d’entre eux ont été maintenus en détention lundi en attendant un procès prévu le 24 février.

Ces incidents devaient d’ailleurs être le principal sujet de la conférence de presse organisée à 13h à la Commanderie, où les arbres brûlés et le ballet des camionnettes d’artisans, vitrier ou serrurier, rappelaient l’ampleur des dégâts.

Ils l’ont été quelques minutes, le temps pour Villas-Boas de raconter « un moment de choc », « difficile à vivre ». Mais au détour d’une question anodine sur la fin du mercato et la signature lundi soir du milieu de terrain français Olivier Ntcham, le coach a « lâché une bombe là où il y avait encore des braises », selon les mots d’un membre du club.

Conflit avec Longoria

« Je n’ai rien à voir avec cette décision, que j’ai apprise par la presse. C’est précisément un joueur pour lequel j’avais dit non. Il n’a jamais été dans notre liste et je n’étais pas pour. C’est pour ça que j’ai présenté ma démission, sans rien demander (financièrement, ndlr) à l’OM », a-t-il dit, à la stupeur de tous les journalistes présents.

« Je veux seulement partir pour des différences de vue sur la politique sportive. Je n’étais pas au courant (pour Ntcham) alors qu’il y avait un +gentlemen’s agreement+ (…) C’est un mec qui n’a rien à voir avec les caractéristiques de celui qui est parti (Sanson, ndlr). Un principe a été cassé et ce n’est pas ma façon de travailler. Mon professionnalisme a été touché », a ajouté +AVB+.

Sans prononcer son nom, Villas-Boas exprimait ainsi un profond désaccord avec le travail de l’Espagnol Pablo Longoria, responsable depuis le début de la saison de tout le secteur sportif et artisan d’un mercato jugé réussi par une majorité d’observateurs.

Expliquant qu’il attendait encore une réponse de la direction à sa démission, Villas-Boas est ensuite allé diriger l’entraînement, débuté par une discussion avec son capitaine Steve Mandanda, seul membre de l’effectif à avoir été informé avant la presse de la décision du technicien portugais.

Cette séance de travail a finalement été la dernière pour Villas-Boas, car la direction de l’OM a rapidement donné sa réponse sous la forme d’un communiqué abrupt, annonçant sa « mise à pied ».

Pression sur Eyraud

« Cette décision conservatoire est devenue inévitable compte tenu de la répétition récente d’agissements et d’attitudes qui nuisent gravement à l’institution Olympique de Marseille et à ses salariés qui la défendent quotidiennement », a expliqué l’OM.

« Les propos notamment tenus aujourd’hui en conférence de presse à l’égard de Pablo Longoria (…) sont inacceptables », ont ajouté les auteurs du communiqué. « D’éventuelles sanctions seront prises à l’encontre d’André Villas-Boas à l’issue d’une procédure disciplinaire », a conclu le club.

Le ton est dur mais reflète le sentiment d’une partie des employés de l’OM, agacés par la liberté de ton d’un coach qui depuis le début de saison s’en est pris nommément et parfois brutalement à plusieurs journalistes, a critiqué des choix de la direction ou a annoncé il y a une semaine qu’il ne serait plus là la saison prochaine.

Il avait raison et son aventure marseillaise, couronnée par une belle deuxième place la saison dernière et un retour en Ligue des Champions sept ans après, se termine donc par un conflit. La pression est désormais immense sur le président Jacques-Henri Eyraud, cible privilégiée de la colère des supporters, auprès desquels il est extrêmement impopulaire.

Les joueurs, eux, ne savent pas qui sera sur le banc de touche mercredi à Lens puis dimanche au Stade Vélodrome face au PSG. Philippe Anziani, entraîneur de l’équipe réserve, et Nasser Larguet, directeur du centre de formation, sont les seuls à l’OM à avoir les diplômes nécessaires.

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France

Paris 2024 : les ex-ministres et leurs conjoints conviés à la cérémonie d’ouverture malgré leur démission

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Paris 2024 : les ex-ministres et leurs conjoints conviés à la cérémonie d'ouverture malgré leur démission
©Paris2024

Les anciens ministres du gouvernement Attal, accompagnés de leurs conjoints, ont été conviés à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, prévue pour le vendredi 26 juillet. Malgré la démission récente du gouvernement, ces invitations visent à honorer leur contribution passée et à maintenir une présence institutionnelle lors de cet événement historique.

À seulement trois jours de la cérémonie d’ouverture, les invitations ont été officiellement envoyées aux anciens membres du gouvernement Attal, offrant à chacun deux places pour assister aux festivités depuis la tribune. Cette décision a été perçue comme nécessaire pour éviter une cérémonie sans représentation gouvernementale, un fait souligné avec une pointe d’humour par un secrétaire d’État également invité.

La plupart des anciens ministres ont accepté l’invitation et seront présents aux côtés du Président Emmanuel Macron, place du Trocadéro. Certains ont choisi de transmettre leurs places à leurs enfants, permettant ainsi à la jeune génération de participer à cette célébration sportive.

La cérémonie promet d’être un spectacle mémorable, avec des performances d’artistes ayant un lien fort avec Paris, bien que le programme détaillé reste en grande partie confidentiel. Le metteur en scène Thomas Joly a indiqué que même les artistes non francophones partagent une connexion spéciale avec la capitale française.

Conformément au protocole olympique, c’est le Président de la République qui aura l’honneur de déclarer officiellement l’ouverture des Jeux Olympiques, marquant ainsi le début de cette compétition internationale tant attendue.

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France

JO-2024: le périmètre de protection de la cérémonie d’ouverture déployé jeudi

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JO-2024: le périmètre de protection de la cérémonie d'ouverture déployé jeudi

À partir de jeudi et jusqu’au 26 juillet, Paris activera le périmètre de sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (SILT) autour des quais de Seine en préparation de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques.

À partir de jeudi, un périmètre de sécurité sera instauré aux abords des quais de Seine à Paris, en vue de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques le 26 juillet. Cet événement historique, qui se déroulera sur la Seine, prévoit d’accueillir 326 000 spectateurs, dont 104 000 avec des places payantes sur les quais bas et 222 000 avec des places gratuites sur les quais hauts. Ce sera la première fois dans l’histoire des Jeux que la cérémonie d’ouverture se tiendra en dehors d’une enceinte sportive.

Accès au périmètre de protection

Seuls les athlètes, spectateurs munis d’un billet, et les personnes accréditées par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques seront autorisés à entrer dans le périmètre. Ils devront se soumettre à des fouilles et des palpations et présenter un « pass jeux » avec QR Code, après une enquête administrative. La circulation des véhicules motorisés sera interdite dans cette zone, sauf pour ceux disposant d’une accréditation Paris 2024.

Le périmètre de protection couvrira presque tous les bords de Seine de Paris, du pont de Tolbiac au pont du Garigliano. Les passages d’une rive à l’autre, du pont d’Austerlitz à la passerelle Debilly, seront inclus dans le périmètre « SILT ». La zone s’étendra également de la place du Trocadéro au Champ de Mars, et inclura les îles Saint-Louis et de la Cité ainsi que le jardin des Tuileries.

À partir du 18 juillet et pendant toute la durée des Jeux, des périmètres « rouge et bleu » seront activés autour des sites de compétition. La circulation motorisée sera interdite dans le périmètre rouge, sauf pour les détenteurs d’un laissez-passer, tandis que le périmètre bleu déviera les véhicules en amont des zones concernées.

Les périmètres « SILT » seront en place du 18 au 26 juillet pour préparer la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, qui verra défiler 10 500 athlètes de 206 délégations sur un parcours de 6 kilomètres, du pont d’Austerlitz au pont d’Iéna. Le démontage du périmètre commencera dès le 27 juillet.

Pour suivre les impacts routiers des périmètres de sécurité, une carte est disponible sur le site anticiperlesjeux.gouv.fr. La plateforme « pass-jeux », qui délivre les laissez-passer numériques permettant d’accéder à certaines zones de Paris, est accessible sur pass-jeux.gouv.fr.

Cette mise en place de sécurité vise à garantir la protection des spectateurs, athlètes et riverains durant cet événement majeur, tout en facilitant l’organisation et la fluidité des déplacements dans la capitale.

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Rugby : Deux joueurs français inculpés pour viol aggravé en Argentine

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Rugby : Deux joueurs français inculpés pour viol aggravé en Argentine

Hugo Auradou et Oscar Jegou, deux joueurs de l’équipe de France de rugby, ont été inculpés pour viol aggravé en Argentine. Les deux jeunes hommes risquent jusqu’à vingt ans de prison et restent en détention en attendant une décision sur leur demande de placement en liberté surveillée.

Hugo Auradou, deuxième ligne de Pau, et Oscar Jegou, troisième ligne de La Rochelle, ont été accusés de viol aggravé en réunion par le parquet de Mendoza, suite à des événements survenus dans cette ville du nord-ouest argentin. Les faits reprochés se seraient déroulés après une victoire de l’équipe de France contre l’Argentine, au Diplomatic Hotel où logeaient les joueurs.

Selon le porte-parole du parquet, Martin Ahumada, une audience prévue dans dix jours déterminera si la demande de placement en liberté surveillée sera acceptée. Si tel est le cas, les joueurs devront résider à Mendoza et ne pourront pas retourner en France durant l’enquête. Leur avocat, German Hnatow, affirme que les joueurs sont sereins car convaincus de leur innocence, bien que préoccupés par la situation. Il soutient que leur version des faits, très différente de celle de la plaignante, est cohérente.

L’avocat de la plaignante, Mauricio Cardello, se dit satisfait de l’inculpation. La défense des joueurs, dirigée par Antoine Vey et Rafael Cuneo Libarona, met en avant la présomption d’innocence et se concentre sur la collecte de preuves tangibles pour démontrer l’absence de violence. Les joueurs admettent avoir eu des relations sexuelles avec la plaignante, mais insistent sur le consentement mutuel.

L’accusation, représentée par l’avocate de la plaignante, Me Romano, soutient que la victime a été contrainte et a tenté de s’échapper à plusieurs reprises. Elle affirme que la plaignante, une femme de 39 ans, a subi des violences physiques et sexuelles de la part des deux joueurs. Actuellement hospitalisée, la plaignante souffre d’une décompensation générale suite aux événements.

La ministre française des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a exprimé son soutien à la victime sur les réseaux sociaux, soulignant l’atrocité des faits s’ils sont avérés. Le sélectionneur de l’équipe de France, Fabien Galthié, a reconnu l’impact psychologique de cette affaire sur l’équipe, qualifiant la situation de cataclysme.

L’affaire continue de faire des vagues en Argentine et en France, avec des implications sérieuses pour les joueurs et l’équipe de rugby française, à la veille de leur dernier match de la tournée estivale à Buenos Aires.

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