Économie
Jean Castex face aux parlementaires pour la présidence de la SNCF
L’ancien Premier ministre a présenté sa vision stratégique pour le groupe ferroviaire devant les députés, dans le cadre de son processus de nomination.
L’ancien chef du gouvernement, actuellement directeur général de la RATP, a été entendu mercredi par les commissions parlementaires concernant sa désignation à la tête de la Société nationale des chemins de fer français. Cette audition constitue l’ultime étape avant sa confirmation officielle à ce poste stratégique, sous réserve d’une opposition parlementaire limitée.
Lors de son intervention, Jean Castex a exposé les grandes orientations qu’il compte impulser pour moderniser le réseau ferré national. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’accélérer les investissements dans les infrastructures vieillissantes et le renouvellement du parc de matériel roulant. Ces priorités répondent à un double impératif, améliorer la qualité de service offerte aux voyageurs et renforcer la compétitivité face à l’ouverture à la concurrence, notamment sur les lignes à grande vitesse où l’opérateur italien Trenitalia affiche des ambitions expansionnistes.
Le futur président a également souligné l’importance du maillage territorial assuré par le ferroviaire, cherchant à rassurer les élus locaux sur le maintien des services dans leurs régions. Passionné de chemins de fer depuis de nombreuses années, il avait déjà manifesté son intérêt pour la direction de l’entreprise publique en 2019. Devant les parlementaires, il a réaffirmé son attachement au développement des trains de nuit, dont il avait soutenu la relance durant son passage à Matignon.
La question de l’adaptation du réseau aux défis climatiques a occupé une place importante dans ses propos. Jean Castex a alerté sur les conséquences opérationnelles du réchauffement climatique, évoquant notamment les perturbations causées par les épisodes caniculaires ou les inondations. Il a appelé à des investissements conséquents pour sécuriser les infrastructures face à ces nouveaux aléas météorologiques.
Son expérience à la tête de la RATP, où il a piloté l’ouverture à la concurrence du transport francilien et redressé la situation financière du groupe, constitue un atout majeur pour aborder la transformation de la SNCF. Sa nomination intervient dans un contexte où le groupe doit simultanément moderniser son offre, maîtriser sa dette et faire face à l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché ferroviaire. Le processus de validation parlementaire, nécessitant une opposition inférieure à trois cinquièmes des voix, devrait s’achever dans les prochains jours.
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