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JD Sports dans le dur abaisse ses objectifs et lâche du terrain en Bourse

Le géant britannique du sport traverse une mauvaise passe et revoit ses ambitions à la baisse. Ses ventes ralentissent nettement en Amérique du Nord et…

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JD Sports dans le dur abaisse ses objectifs et lâche du terrain en Bourse

Le géant britannique du sport traverse une mauvaise passe et revoit ses ambitions à la baisse. Ses ventes ralentissent nettement en Amérique du Nord et l’action plonge à Londres.

Le détaillant britannique JD Sports n’évite pas la douche froide. Après un trimestre marqué par un recul marqué de ses ventes, notamment sur son marché clé d’Amérique du Nord, le groupe a annoncé des prévisions de bénéfices moins généreuses que prévu. La nouvelle a fait chuter son titre de plus de 10% à la Bourse de Londres, la plus forte baisse de l’indice européen Stoxx 600.

Concrètement, les ventes à périmètre constant ont baissé de 3,1% sur les treize semaines closes début août. C’est une aggravation par rapport au trimestre précédent, qui affichait déjà un repli de 2,5%. La dégringolade est particulièrement marquée en Amérique du Nord, où les ventes chutent de 6,8%. L’Europe recule de 2,7%, tandis que le Royaume-Uni et l’Asie-Pacifique tirent leur épingle du jeu avec de légères progressions.

JD Sports explique cette mauvaise passe par plusieurs facteurs. La confiance des consommateurs s’affaiblit, surtout dans sa clientèle jeune et à revenus modestes. Les ventes de chaussures, un segment clé, restent atones. Le groupe pointe aussi un décalage de la demande liée à la rentrée scolaire, qui s’est reportée de juillet vers août, ainsi qu’un marché très promotionnel qui devrait durer au second semestre. Les vêtements et accessoires, eux, s’en sortent mieux dans toutes les régions.

Côté prévisions, JD Sports table désormais sur un bénéfice avant impôts compris entre 700 et 800 millions de livres pour l’exercice 2026-2027. C’est moins que les 750 à 850 millions espérés auparavant, et nettement sous les 852 millions réalisés sur l’exercice précédent. Le PDG Regis Schultz parle d’une vision pragmatique des conditions de marché, tout en réaffirmant sa confiance dans la stratégie à long terme. En Bourse, l’action du détaillant a perdu environ un quart de sa valeur en deux ans, une tendance que les observateurs attribuent notamment à la pression sur son cœur de clientèle et au manque de renouvellement du côté de Nike, un partenaire majeur.

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