Monde
Israël justifie ses frappes sur Gaza par la nécessité de libérer les otages


Face à l’impasse des négociations, les opérations militaires reprennent, provoquant des centaines de victimes et des condamnations internationales.
Israël a annoncé mardi la reprise de ses opérations militaires dans la bande de Gaza, invoquant l’absence d’alternative pour obtenir la libération des otages détenus par le Hamas. Ces frappes, les plus violentes depuis le début de la trêve en janvier, ont causé la mort de plus de 400 personnes, selon les autorités locales. Le gouvernement israélien accuse le mouvement islamiste de rejeter systématiquement les propositions de cessez-le-feu et de prolongation de la trêve, soutenues par les médiateurs internationaux.
Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a déclaré que son pays n’avait « pas d’autre choix » que de reprendre les hostilités après le refus du Hamas de libérer les otages. La Maison Blanche, alliée de premier plan d’Israël, a également pointé du doigt le mouvement palestinien, estimant qu’il avait « choisi la guerre » en refusant de coopérer. Les frappes ont été menées après consultation des États-Unis, selon des sources officielles.
Sur le terrain, les conséquences sont dramatiques. Des familles palestiniennes ont fui en masse les zones touchées, emportant le peu qu’elles pouvaient sauver. Les hôpitaux de Gaza, déjà sous pression, ont été submergés par l’afflux de blessés. Ramiz al-Amarin, un déplacé de 25 ans, a décrit des scènes de chaos, avec des corps et des membres éparpillés sur le sol. Les autorités locales ont rapporté que la majorité des victimes étaient des femmes et des enfants.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit « choqué » par l’escalade de la violence et a appelé à un respect immédiat du cessez-le-feu. De nombreux pays, dont la Jordanie, l’Égypte et le Qatar, ont condamné les frappes, craignant une déstabilisation régionale. Le Qatar, l’un des principaux médiateurs, a averti que ces actions pourraient « enflammer la région ».
Du côté israélien, le gouvernement a justifié ces opérations par la nécessité de faire pression sur le Hamas. Un plan baptisé « plan enfer » a été mis en œuvre, incluant des mesures comme la coupure de l’électricité et le déplacement forcé des populations du nord de Gaza. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a affirmé que les combats ne cesseraient pas tant que tous les otages ne seraient pas libérés.
Les négociations, qui avaient permis la libération de 33 otages lors de la première phase de la trêve, sont désormais dans l’impasse. Le Hamas exige un cessez-le-feu permanent, le retrait des troupes israéliennes et la réouverture des points de passage pour l’aide humanitaire. Israël, de son côté, réclame la démilitarisation totale de Gaza et le départ du Hamas avant d’envisager une deuxième phase de négociations.
Alors que les tensions montent, les familles des otages israéliens ont imploré le gouvernement de ne pas mettre en danger la vie de leurs proches. Avec plus de 48 000 morts depuis le début du conflit, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, la situation humanitaire reste critique, et les appels à la paix se multiplient sur la scène internationale.





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