Culture
Giorgio Armani dialogue avec les maîtres de la Renaissance à la Pinacothèque de Brera

La mode rencontre l’art dans une exposition exceptionnelle qui réunit plus de cent vingt créations du célèbre couturier au sein de l’institution milanaise, à l’occasion des cinquante ans de la maison.
Plus de cent vingt pièces emblématiques de Giorgio Armani investissent les salles historiques de la Pinacothèque de Brera, à Milan. Cette exposition, conçue pour marquer le cinquantenaire de la marque, place l’héritage vestimentaire du styliste en regard direct des chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne qui peuplent le musée. Le défunt créateur, disparu début septembre, aurait collaboré étroitement à la scénographie jusqu’à ses derniers instants.
Les tenues, sélectionnées avec soin, ne suivent pas un parcours chronologique mais entrent en résonance avec leur environnement immédiat. Ainsi, un ensemble bleu porté par Juliette Binoche à Cannes en 2016 fait face à une Madone de Giovanni Bellini, dont le voile azur répond à la tonalité de la tenue. Ailleurs, le costume grège porté par Richard Gere dans *American Gigolo* dialogue avec des fresques de Bramante représentant des soldats. La sobriété des matières et des couleurs, caractéristique du style Armani, épouse l’architecture majestueuse du lieu, tandis que certaines pièces plus audacieuses, comme une robe rouge portée lors du gala du Met en 2008, créent un contraste saisissant avec les tonalités des peintures environnantes.
Selon la vice-directrice du musée, l’exposition se conçoit comme un véritable échange visuel entre l’univers du couturier et le patrimoine artistique de Brera. Le styliste aurait cherché à établir une symbiose avec les œuvres, non pas pour rivaliser avec elles, mais pour « participer à leur beauté ». Une attention particulière a été portée à l’accrochage, afin que les vêtements n’occultent jamais les tableaux et respectent une certaine distance avec les pièces maîtresses, telle *La Lamentation sur le Christ mort* de Mantegna.
Intitulée « Giorgio Armani : Milan, par amour », cette rétrospective honore également l’attachement profond du créateur à la ville, dont il a contribué à forger l’identité stylistique. Proche de l’institution, dont il était membre honoraire, Armani résidait d’ailleurs à proximité immédiate du musée. Initialement réticent à l’idée d’exposer dans un lieu si chargé d’histoire, il a finalement accepté ce dialogue inédit entre l’éphémère de la mode et la pérennité de l’art.

Faits DiversEn Ligne 5 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 5 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
PolitiqueEn Ligne 3 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
Faits DiversEn Ligne 6 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
Faits DiversEn Ligne 7 joursDe foyers en camps syriens, le parcours brisé de Vanessa Bérard devant les assises
PolitiqueEn Ligne 6 joursRéunions, fermeté et rideaux baissés avant une nouvelle mobilisation
PolitiqueEn Ligne 6 joursLa police tue, ce slogan qui mine le lien entre les insoumis et les forces de l’ordre
ÉconomieEn Ligne 6 joursL’unique usine française d’obus de 155 mm au bord du dépôt de bilan
















