Monde
Funérailles à Islamabad après un assaut contre un lieu de culte chiite
La capitale pakistanaise observe un deuil national ce samedi, au lendemain d’un attentat suicide qui a frappé une mosquée lors de la prière du vendredi. L’attaque, la plus grave survenue dans la ville depuis plus de quinze ans, a été revendiquée par l’organisation État islamique.
Les obsèques d’une partie des trente-et-une victimes se déroulent ce samedi à Islamabad. L’explosion, survenue au moment de l’affluence pour la prière hebdomadaire, a également fait près de cent soixante-dix blessés, selon les autorités municipales. Un bilan provisoire que les services de police jugent susceptible de s’alourdir dans les prochaines heures.
L’assaillant a été intercepté à l’entrée de l’édifice religieux, situé en périphérie de la capitale, avant de déclencher son engin explosif. Des témoins évoquent des échanges de coups de feu précédant la déflagration. L’un des fidèles présents, Muhammad Kazim, a décrit une secousse d’une extrême violence, provoquant l’effondrement d’une partie du plafond et la projection de débris. À sa sortie, il a découvert de nombreuses personnes sans vie gisant à terre.
Cette offensive cible explicitement la minorité chiite du Pakistan, qui représente entre dix et quinze pour cent de la population nationale. Le groupe État islamique, formation jihadiste de doctrine sunnite radicale, a assumé la responsabilité de l’acte via ses canaux de propagande habituels. Dans un communiqué, le vice-Premier ministre pakistanais, Ishaq Dar, a qualifié l’attentat d’acte « haineux » et contraire aux préceptes de l’islam.
Le gouvernement fait face à une recrudescence des violences sécuritaires sur plusieurs fronts. Outre la menace jihadiste, les autorités doivent contenir une insurrection séparatiste active dans la province du Baloutchistan, où une série d’attaques a récemment causé la mort de plusieurs dizaines de personnes. La capitale elle-même avait été touchée il y a trois mois par un attentat suicide devant un tribunal, mettant fin à une période relative d’accalmie.
Les réactions internationales ont condamné avec fermeté cette attaque contre un lieu de culte. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a promis que les commanditaires seraient identifiés et traduits en justice. Les opérations de secours et les enquêtes se poursuivent tandis que la communauté chiite du pays s’interroge sur les mesures de protection qui lui sont accordées.
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