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Foot: Neymar, plus gros débiteur du fisc espagnol avec 34 millions d’euros de dettes

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Après Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, c’est au tour de Neymar d’être dans le viseur du fisc espagnol qui a placé le Brésilien sur sa liste noire pour une dette de plus de 34 millions d’euros, ce qui en fait le plus mauvais payeur du pays.

Le nom de Neymar da Silva Santos Junior apparaît depuis mercredi parmi des milliers d’autres sur une liste de « débiteurs » des finances publiques espagnoles, selon un document publié mercredi par le Trésor public espagnol.

Avec 34.624.268,60 euros, la star brésilienne du Paris SG traîne la dette fiscale la plus lourde en Espagne pour un particulier, selon le document consulté par l’AFP.

L’ancien joueur de Barcelone et donc ancien résident fiscal en Espagne jusqu’à son départ au PSG en 2017 pour une indemnité de transfert record de 222 millions d’euros, était dans le collimateur du fisc espagnol depuis quelque temps.

Le Trésor public veut s’assurer, affirmait la presse espagnole l’an dernier, que Neymar a bien payé en Espagne les impôts correspondant à sa prime de prolongation au Barça et aux conditions liées à son transfert au PSG.

La fraude fiscale présumée n’avait jusqu’à présent jamais été officiellement confirmée, mais la présence du nom du joueur brésilien dans le document publié mercredi et intitulé « liste de débiteurs » regroupant des milliers de particuliers et d’entreprises présentant une « dette supérieure à un million d’euros » selon le fisc espagnol, confirme cette hypothèse.

Interrogé mercredi par l’AFP, le Trésor public, qui a confirmé que Neymar apparaissait pour la première fois sur cette liste noire, n’a en revanche pas précisé à quoi correspondait cette dette.

Le Trésor public a indiqué qu’il fallait remplir plusieurs critères comme le dépassement de l’échéance pour payer la dette ou encore l’absence de règlement en décembre 2019 pour figurer parmi ces mauvais payeurs.

Poursuites

Les transferts de Neymar entre ses différents clubs sont à l’origine de nombreux démêlés judiciaires et administratifs.

En 2013 d’abord, lorsqu’il a quitté son club brésilien de Santos pour rejoindre le Barça, un transfert entaché de nombreuses irrégularités selon la justice espagnole, qui a poursuivi le joueur et le Barça pour « fraude » et « corruption ».

Le club catalan avait officiellement chiffré le transfert du joueur depuis le club brésilien à 57,1 millions d’euros: 40 millions pour la famille de Neymar, 17,1 pour Santos. Mais selon la justice espagnole, il a en réalité coûté au moins 83,3 millions.

Le fisc espagnol s’intéresse également au transfert de la star en 2017 au PSG.

En 2016, lors de sa prolongation, Neymar avait négocié avec le club catalan le versement progressif de primes.

Un an plus tard, retournement de situation : Neymar signe avec Paris pour 222 millions d’euros, le Barça se refuse alors à lui verser les 26 millions d’euros restant à payer, et avait déposé plainte contre lui pour non-respect de contrat, lui réclamant la restitution des primes déjà versées ainsi que 8,5 millions de dommages.

En juin, la justice espagnole a débouté l’attaquant du PSG qui réclamait 43,6 millions d’euros de prime non perçue et l’a condamné à rembourser 6,79 millions d’euros à son ex-club.

Le Brésilien a également eu affaire à la justice de son pays, notamment pour des irrégularités dans le cadre de son transfert à Barcelone en 2013 ou des impôts impayés liés aux droits d’image touchés de 2011 à 2013.

De nombreuses personnalités du ballon rond ont eu des ennuis avec le fisc espagnol ces dernières années.

En janvier 2019, Cristiano Ronaldo a été condamné à une peine de deux ans de prison, qu’il n’aura pas à purger. Selon une source judiciaire, entre sanctions et remboursement du montant de l’évasion fiscale, l’affaire a coûté 18,8 millions à l’ancienne star du Real Madrid, aujourd’hui à la Juventus.

Quant à l’étoile du Barça, Lionel Messi, il a été condamné en 2016 à 2 millions d’euros d’amende et une peine de 21 mois de prison commuée en une amende supplémentaire de 252.000 euros.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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