Planète
Extension de la chasse au cerf: le gouvernement n’a « pas tranché »
La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé ne pas avoir pris de décision concernant une éventuelle extension de la période de chasse au cerf, une mesure controversée visant à limiter les dégâts agricoles et forestiers.
Le gouvernement a récemment soumis à consultation un projet de décret visant à avancer au 1er juin, sous certaines conditions, l’ouverture de la chasse au cerf élaphe, actuellement fixée au 1er septembre. Cette proposition, justifiée par la nécessité de réguler une population de cervidés en forte croissance, suscite des débats houleux entre les défenseurs de l’environnement et les acteurs du secteur agricole et forestier. Selon les autorités, la densité excessive de cerfs entraîne un surpâturage, causant des dommages importants aux cultures et aux forêts. Ces animaux occupent désormais un tiers de la superficie forestière nationale, ce qui pose un défi majeur pour la gestion des écosystèmes.
Agnès Pannier-Runacher a souligné l’ampleur du problème lors d’une table ronde à Auberive, en Haute-Marne. Elle a notamment évoqué les difficultés rencontrées dans le cadre du plan gouvernemental de reboisement, où près de la moitié des jeunes arbres plantés sont détruits par les cervidés. « Quand vous visez un milliard d’arbres et que vous en perdez la moitié, il y a un problème évident à résoudre », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité de trouver un équilibre entre préservation de la biodiversité et gestion des populations animales.
Cependant, les associations environnementales, dont la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), s’opposent fermement à cette extension. Elles dénoncent un dérangement accru de la faune sauvage en pleine période de reproduction, ainsi qu’un risque accru pour les promeneurs en raison de l’utilisation d’armes à feu pendant les mois d’été. La ministre a reconnu la complexité du dossier, évoquant la nécessité de concilier des enjeux écologiques, économiques et sociaux. Elle a également rappelé que les chasseurs ne remplissent actuellement que 73 % de leurs objectifs de prélèvement, ce qui soulève des questions sur l’efficacité des mesures existantes.
La décision finale devrait être discutée lors de la prochaine réunion du Comité de l’équilibre sylvo-cynégétique, qui rassemble des représentants des propriétaires forestiers et des chasseurs. Ce comité aura pour mission d’évaluer les impacts des dégâts causés par le gibier et de proposer des solutions adaptées. En attendant, le gouvernement reste prudent, conscient des sensibilités et des divergences d’opinions sur ce sujet épineux.
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