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Édouard Philippe peaufine sa mécanique présidentielle depuis Reims

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L’ancien Premier ministre a réuni les cadres de son parti Horizons pour poser les jalons d’une campagne qu’il veut méthodique, tout en distillant les premières orientations de son futur programme.

Dimanche, au centre des congrès de Reims, Édouard Philippe a dévoilé les grandes lignes de son dispositif électoral devant les responsables d’Horizons. Alors que certains concurrents, à l’image de Gabriel Attal, multiplient les apparitions publiques, le maire du Havre cultive une approche plus discrète mais résolument organisée. Dans un discours d’environ une heure, il a livré quelques repères sur le calendrier à venir, avec un premier grand rassemblement prévu le 5 juillet à l’Adidas Arena à Paris.

Pour structurer cette montée en puissance, l’ancien chef du gouvernement a mis en place une direction collégiale de campagne. Gilles Boyer, eurodéputé et compagnon de longue date, Christophe Béchu, secrétaire général du parti et maire d’Angers, ainsi que Marie Guévenoux, ancienne ministre et ex-députée Renaissance, composeront ce trio. Ce dernier est chargé d’animer une stratégie qui se déploiera progressivement. Le 25 juin, mille réunions d’appartement seront organisées simultanément, tandis que les jeunes du mouvement et les responsables économiques seront consultés pour affiner les propositions.

Édouard Philippe a esquissé quelques priorités sans entrer dans les détails. Il plaide pour un soutien renforcé à la politique de l’offre, un rétablissement de l’ordre, une réforme en profondeur de la justice, ainsi qu’un engagement massif pour l’école et la santé. Il a toutefois évité de s’étendre sur le dossier des retraites. Selon lui, les Français ne sont pas encore pleinement entrés dans la séquence électorale, ce qui justifie une certaine retenue dans le dévoilement du programme, attendu après l’été.

L’ancien Premier ministre a également insisté sur la nécessité de créer un nouvel espace politique pour rassembler une majorité à l’Assemblée nationale après l’élection présidentielle. Il a dénoncé l’absence de majorité claire, source selon lui d’un immobilisme préjudiciable. Sans renier ses origines politiques, il a revendiqué son passé à l’UMP et son rôle de Premier ministre sous Emmanuel Macron, tout en ironisant sur l’empressement de certains concurrents.

Il a par ailleurs adressé des critiques au Rassemblement national et à La France insoumise. Le premier est selon lui divisé entre une aile modérée et un courant historique, tandis que la seconde porte des idées qu’il juge dangereuses. Dans ce paysage politique fragmenté, Édouard Philippe entend imposer une ligne claire, fondée sur des choix assumés et une volonté de rupture avec les blocages accumulés.

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