Économie
Economie : « L’inflation reste à un niveau inquiétant », déplore le directeur général de la Caisse des Dépôts


Selon le directeur général de la Caisse des Dépôts Eric Lombard, « les entreprises ont des marges de manœuvre pour protéger les salariés de l’inflation dans la plupart des cas » et il sera donc « important dans les années qui viennent de distribuer plus de pouvoir d’achat ».
« L’économie française résiste bien à la période » mais « l’inflation reste à un niveau inquiétant », a déploré le directeur général de la Caisse des dépôts Eric Lombard mardi 25 avril sur franceinfo. « Cette inflation va probablement durer jusqu’au début de l’année prochaine au plus tôt », a-t-il précisé. L’inflation a atteint en mars 5,7% sur un an en France, tirée par l’envolée des prix des produits alimentaires, avait précisé mi-avril l’Institut national de la statistique.
Pour le patron du fonds d’épargne où est centralisée et gérée une large part de l’épargne réglementée des Français, « les entreprises ont des marges de manœuvre pour protéger les salariés de l’inflation dans la plupart des cas ». « Il sera important dans les années qui viennent de distribuer plus de pouvoir d’achat », a-t-il prévenu. « La transformation écologique impose de distribuer du pouvoir d’achat aux Français », a-t-il expliqué. Il a par ailleurs appelé à « retrouver le consensus des Trente Glorieuses » où « beaucoup d’investisseurs acceptent une rentabilité moindre ».
Pour le dirigeant du bras financier de l’Etat et gardien du Livret A, si la France « est un pays riche où l’impôt rentre bien », il est cependant « nécessaire d’être plus rigoureux sur la dépense publique » afin de baisser son déficit. « Revenir à 3% de déficit, ce n’est pas l’austérité, c’est la bonne gestion », a estimé Eric Lombard. « C’est un gros effort à faire », a-t-il reconnu, « d’autant que notre pays a l’habitude depuis de très nombreuses années de dépenser plus qu’il ne reçoit sous forme d’impôts et de recettes diverses ».
La France prévoit de revenir en partie dans les clous européens en 2027, dernière année du second mandat du président Emmanuel Macron. Le déficit public devrait passer sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB) fixée par les règles budgétaires de la Banque centrale européenne (BCE) : 2,7% en 2027, contre une prévision de 2,9% jusqu’ici. Après 4,7% en 2022, il devrait légèrement remonter cette année (4,9%) avant de refluer progressivement à partir de 2024. Même chose sur le volet du désendettement, au lieu de 112,5 % du PIB prévu en 2027, le gouvernement entend faire passer la dette publique à 108,3 % du PIB (contre 111,6 % en 2022).





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