Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Deux ans après son retour, un vote pour juger Donald Trump

Le 3 novembre, les Américains renouvellent la Chambre des représentants et une partie du Sénat. Ce scrutin de mi-mandat sert presque toujours de verdict…

Article

le

Deux ans après son retour, un vote pour juger Donald Trump

Le 3 novembre, les Américains renouvellent la Chambre des représentants et une partie du Sénat. Ce scrutin de mi-mandat sert presque toujours de verdict sur le président en place, et les indicateurs ne sourient guère à Donald Trump.

Le 3 novembre, près de 250 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour désigner la nouvelle majorité au Congrès. Ces élections de mi-mandat tombent deux ans après la présidentielle et prennent presque toujours la forme d’un référendum sur le locataire de la Maison Blanche. Rarement à son avantage.

Toute la Chambre des représentants est concernée, soit 435 sièges, car un mandat de député ne dure que deux ans. Les républicains y disposent d’une majorité de cinq sièges seulement depuis 2024, ce qui laisse aux démocrates la possibilité de reprendre la chambre basse en faisant basculer quelques circonscriptions. Le précédent de 2018 pèse lourd dans les esprits. Lors de ces mêmes élections, Donald Trump et son camp avaient perdu 41 sièges. Quatre ans plus tard, Joe Biden et les démocrates en cédaient 9.

Au Sénat, le renouvellement est partiel. Un tiers des 100 sièges est remis en jeu tous les deux ans, soit 35 cette fois. Les républicains comptent aujourd’hui 53 sénateurs et les démocrates nourrissent l’espoir de reprendre la majorité perdue deux ans plus tôt. Les nouveaux élus siégeront à partir du 3 janvier. Le même jour, 36 postes de gouverneurs seront départagés à travers le pays, et 145 référendums locaux aborderont des questions aussi diverses que le droit à l’avortement ou la fiscalité sur le revenu.

Les enquêtes d’opinion dessinent un paysage hostile au président sortant. Au niveau national, les candidats démocrates devancent les républicains de 11 points parmi les électeurs déjà inscrits sur les listes. Dans le même temps, 21% des personnes interrogées jugent l’économie actuelle bonne ou excellente, contre 53% qui la trouvent médiocre. La popularité de Donald Trump plafonne autour de 37% d’opinions favorables pour plus de 60% de défavorables, un écart de 24 points. Il faut remonter à Harry Truman en 1946 pour trouver un président en poste aussi mal noté à l’approche de ce type de scrutin, et son camp avait alors lourdement encaissé la défaite. Les projections accordent 79% de chances aux démocrates de ravir la Chambre et 57% de conquérir le Sénat.

L’argent reste le moteur de la politique américaine et 2026 n’y échappe pas. Quelque 11,6 milliards de dollars devraient être engloutis en dépenses publicitaires, bien plus que les 8,9 milliards de 2022 et davantage encore que le total d’une année présidentielle comme 2024. Rien que dans l’Ohio, un État industriel du nord, près de 750 millions de dollars sont attendus pour les seules courses au Sénat et au poste de gouverneur.

En cas de victoire, les démocrates promettent d’ouvrir des enquêtes parlementaires en série sur Donald Trump et ses proches, accusés de profiter de la présidence pour s’enrichir. Leur chef à la Chambre, Hakeem Jeffries, a assuré en septembre vouloir « faire rendre des comptes aux escrocs » et a refusé d’exclure une nouvelle procédure d’impeachment, une mise en accusation devant la Chambre qui pourrait mener à une destitution par le Sénat. Donald Trump en a déjà traversé deux lors de son premier mandat, du jamais vu dans l’histoire du pays.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus