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Bruno Retailleau dévoile un plan pour enrayer le déclin démographique

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Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle propose un ensemble de mesures visant à stimuler la natalité, avec un revenu familial mensuel de 240 euros dès le premier enfant.

Dans le cadre de sa campagne pour l’Élysée, Bruno Retailleau a présenté les grandes lignes de sa politique familiale. L’ancien ministre de l’Intérieur souhaite ainsi inverser la tendance démographique que connaît la France, où les décès ont dépassé les naissances l’an dernier pour la première fois depuis l’après-guerre. Le président des Républicains estime que ce déclin n’est pas une fatalité et qu’il est possible d’agir pour redonner aux Français l’envie d’avoir des enfants.

Le dispositif phare de ce programme repose sur l’instauration d’un revenu familial. Cette allocation, qui atteindrait 240 euros par mois pour un premier enfant et près de 1 000 euros pour le troisième, serait destinée à soutenir les familles, en particulier les classes moyennes. Bruno Retailleau précise que cette aide serait conditionnée à une résidence d’au moins cinq ans et à une activité professionnelle pour les familles étrangères. En cas de manquement grave aux obligations parentales, le versement pourrait être suspendu.

Le coût de cette mesure est estimé à 40,3 milliards d’euros. Le candidat affirme qu’elle serait autofinancée, notamment par la réorganisation des allocations familiales existantes et des économies de gestion. Il critique les précédentes réformes, qu’il juge responsables d’un affaiblissement du soutien aux familles.

Le logement constitue le deuxième axe de cette politique. Bruno Retailleau propose de faciliter l’accès au logement social pour les ménages modestes. Pour les familles souhaitant accéder à la propriété, il envisage une déduction fiscale sur une partie des intérêts d’emprunt. Il suggère également de permettre le transfert des prêts immobiliers lors d’un déménagement pour éviter les obstacles bancaires.

En matière de congé parental, le candidat souhaite porter le congé naissance à six mois, contre deux mois actuellement, avec un maintien de 70 % du salaire. Cette extension représenterait un coût supplémentaire d’environ 700 millions d’euros. Bruno Retailleau entend également soutenir les entreprises dans l’accueil des jeunes parents, en supprimant le plafond du crédit d’impôt famille et en relevant le plafond d’exonération pour les aides à la garde d’enfants.

Enfin, pour répondre à la pénurie de places en crèche, il promet de simplifier les normes de construction et d’ouverture. Le candidat insiste sur la nécessité de concilier vie professionnelle et familiale pour encourager les naissances.

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