Politique
Bad Bunny entre dans l’histoire des Grammy et défie Trump sur la scène politique


_**Le reggaetonneur portoricain est devenu le premier artiste à remporter l’album de l’année avec un disque en espagnol, lors d’une cérémonie marquée par de nombreuses prises de position contre la politique migratoire américaine.**_
Bad Bunny a marqué la 68e édition des Grammy Awards d’une empreinte à la fois artistique et politique. Dimanche à Los Angeles, le chanteur portoricain a décroché le trophée le plus prestigieux de la soirée, celui de l’album de l’année, pour « Debi Tirar Mas Fotos ». Cette récompense consacre une première dans l’histoire des Grammy, aucun album entièrement en espagnol n’ayant jusqu’ici obtenu cette distinction. L’artiste a également remporté deux autres statuettes au cours de la soirée.
Sur scène, le musicien de trente et un ans a saisi l’occasion pour dénoncer avec force les pratiques de l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE). Il a appelé à son éviction, un slogan repris par plusieurs personnalités présentes dans la salle. Dans un plaidoyer vibrant, Bad Bunny a affirmé la dignité des communautés immigrées, les qualifiant d’êtres humains et d’Américains à part entière, et exhorté le public à rejeter les discours de division.
Cette victoire au goût politique intervient à un moment crucial pour l’artiste, qui se produira la semaine prochaine lors de la mi-temps du Super Bowl, une exposition médiatique considérable déjà sujette à des critiques de la part de certains cercles conservateurs. Par ailleurs, Bad Bunny a choisi d’exclure les États-Unis de sa tournée mondiale en cours, une décision motivée par la volonté de protéger son public face aux actions de l’ICE.
La cérémonie a vu d’autres artistes s’exprimer sur des thèmes sociaux. Kendrick Lamar a confirmé son statut en remportant cinq récompenses, dont celle de l’enregistrement de l’année. Billie Eilish, primée pour la chanson de l’année, a encouragé à poursuivre le combat par la parole et la mobilisation. Plusieurs musiciens, comme Shaboozey et Olivia Dean, ont rendu hommage au courage des immigrés et à leur rôle fondateur dans la société.
Le palmarès de cette édition reflète une certaine diversification des genres honorés, avec des victoires notables dans les catégories du reggaeton, du rap ou de la K-pop. Cette évolution est présentée par l’Académie comme le reflet d’un paysage musical contemporain plus varié. Par ailleurs, le réalisateur Steven Spielberg a intégré le cercle très restreint des artistes ayant remporté les quatre principales distinctions américaines du spectacle, après avoir reçu le Grammy de la meilleure musique de film.





NewsEn Ligne 6 joursLe Turkménistan, pays reclus, fait un pas timide vers les touristes



CultureEn Ligne 4 joursLe patron de Canal+ sort l’artillerie lourde contre l’Arcom après la mise en demeure de CNews



CultureEn Ligne 5 joursPharrell transforme Paris en plage géante pour son défilé Louis Vuitton



NewsEn Ligne 2 joursBloqués sous terre par 40°C : le calvaire des passagers du TGV Paris-Nice



Faits DiversEn Ligne 4 joursUn double séisme fait trembler le Venezuela : immeubles effondrés, panique à Caracas



NewsEn Ligne 3 joursUn jet d’eau pour faire taire les opposants



ÉconomieEn Ligne 5 joursLa canicule de 1976 était-elle vraiment pire que celle d’aujourd’hui ?



SportsEn Ligne 4 joursTriplé pour l’UBB ? Les fans paient le prix fort








