Économie
Astérix débarque en Lusitanie pour une aventure portugaise

Le 41e album des irréductibles Gaulois paraît ce jeudi dans vingt-cinq pays, transportant les lecteurs dans l’ancien Portugal avec son lot de péripéties et de découvertes culturelles.
Soixante-six ans après sa création, le célèbre héros franchit une nouvelle étape en explorant la Lusitanie, région de l’Empire romain qu’il n’avait encore jamais visitée. Accompagné d’Obélix et d’Idéfix, Astérix répond à l’appel urgent d’un habitant local pour sauver un petit producteur de garum, cette sauce de poisson fermenté, injustement accusé d’avoir empoisonné César. Le récit mêle combats, intrigues et découverte des traditions locales, selon la formule éprouvée de la série.
Les auteurs Fabcaro et Didier Conrad ont introduit un élément typiquement portugais, la saudade, cette mélancolie caractéristique qu’ils ont transformée en ressort comique récurrent. Obélix se montre particulièrement désemparé face à cette émotion, tandis que les légionnaires romains perdent toute combativité au son du fado. Pour illustrer cette notion, le dessinateur a opté pour des expressions faciales subtiles, alliant regard nostalgique et léger sourire.
L’album intègre également un clin d’œil contemporain avec un couple de retraités parisiens voyageant en Lusitanie dans une charavane, véhicule antique évoquant les camping-cars modernes. Ces personnages incarnent certains travers familiers des touristes français à l’étranger, avec des commentaires sur l’âge de la retraite qui ancrent discrètement l’histoire dans notre époque.
Comme le veut la tradition bien établie, cette nouvelle aventure paraît deux mois avant les fêtes de fin d’année avec un tirage initial de cinq millions d’exemplaires. Le Portugal, où la série jouit d’une popularité particulière, bénéficie d’un tirage doublé par rapport aux précédents opus. Les auteurs s’y rendront prochainement pour rencontrer leurs lecteurs.
Fabcaro souligne la dimension intemporelle du personnage, qualifiant Astérix de « doudou » littéraire transmis entre générations. Il rappelle également la volonté pédagogique initiale de René Goscinny, permettant différentes lectures selon l’âge du public. Didier Conrad, installé au Texas, consiste entre quatorze et dix-huit mois à réaliser les quarante-huit planches de chaque album. Quant à l’avenir scénaristique de la série après ce volume, il reste suspendu aux décisions des auteurs concernant leur participation aux prochaines publications prévues pour 2027.

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