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Économie

La flambée du pétrole, un accélérateur pour les énergies propres selon les responsables climatiques internationaux

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Le président de la COP31 et le chef de l’ONU Climat estiment que la crise énergétique actuelle doit servir de catalyseur pour une transition rapide vers les renouvelables.

Alors que le prix du baril de brut atteint des niveaux inédits depuis le début du conflit en Ukraine, les plus hauts responsables climatiques mondiaux ont plaidé jeudi à Paris pour une transformation accélérée du modèle énergétique mondial. Réunis au siège de l’Agence internationale de l’énergie, Murat Kurum, ministre turc de l’Environnement et président de la COP31, a affirmé que l’économie mondiale devait impérativement changer de paradigme énergétique, qualifiant cette transition d’étape la plus déterminante pour l’avenir de la planète.

Les perturbations au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran où transitaient 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, ont une nouvelle fois exposé la vulnérabilité des économies dépendantes des hydrocarbures. Le baril de Brent a ainsi dépassé les 126 dollars, soit un doublement depuis le début de l’année, provoquant des répercussions économiques sévères. La zone euro a enregistré une croissance quasi nulle au premier trimestre, tandis que l’inflation a atteint 3% sur un an en avril.

Le directeur de l’AIE, Fatih Birol, a décrit la situation comme le plus grand défi énergétique et économique de l’histoire contemporaine. De son côté, Simon Stiell, secrétaire exécutif de l’ONU Climat, a souligné que les énergies renouvelables constituent une alternative plus sûre, moins coûteuse et plus propre, à l’abri des tensions géopolitiques et des détroits stratégiques. Il a relevé une ironie majeure : ceux qui ont milité pour le maintien de la dépendance aux combustibles fossiles favorisent aujourd’hui, sans le vouloir, l’essor mondial des énergies propres.

Malgré la gravité de la crise, les responsables ont noté un élan prometteur. Les investissements dans les énergies propres ont atteint l’an dernier le double de ceux consacrés aux fossiles. Simon Stiell a insisté sur l’impossibilité désormais d’ignorer la logique économique des renouvelables, appelant à une accélération mondiale de cette transition.

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