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Le ministre de l’Intérieur jure que la police n’a protégé aucun groupe d’ultradroite

Laurent Nuñez répond aux accusations de La France insoumise, qui lui reproche d’avoir laissé des milices d’extrême droite agir pendant les rassemblements…

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Le ministre de l'Intérieur jure que la police n'a protégé aucun groupe d'ultradroite

Laurent Nuñez répond aux accusations de La France insoumise, qui lui reproche d’avoir laissé des milices d’extrême droite agir pendant les rassemblements du week-end. Il assure que les forces de l’ordre sont au contraire intervenues pour couper court aux affrontements.

Le ministre de l’Intérieur a voulu couper court aux critiques. Laurent Nuñez a raconté que des appels avaient circulé sur les réseaux sociaux, émanant de plusieurs mouvances d’ultradroite, de la sphère identitaire et de nationalistes. Leur intention annoncée était de descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces pendant la mobilisation sociale du week-end.

Sur le terrain, ces groupes sont surtout venus pour en découdre avec la mouvance ultragauche, comme ils le font régulièrement. À Nice, Montpellier et Nancy, ils se sont présentés en formations constituées. À Nice, une centaine de militants masqués ont convergé vers le centre-ville pour affronter physiquement les manifestants. Onze personnes ont fini en garde à vue.

Laurent Nuñez rejette toute complaisance. Il affirme que la police n’a jamais protégé ces groupes et qu’aucune concertation n’a eu lieu avec les policiers ou les gendarmes. Les forces de l’ordre sont intervenues à de nombreuses reprises pour disperser les uns et les autres et empêcher les affrontements entre ultragauche et ultradroite. Le ministre qualifie les accusations de rumeurs.

Deux députés insoumis, Manuel Bompard et Thomas Portes, avaient dénoncé sur les réseaux sociaux des fascistes se promenant à Nice avec des couteaux et des barres de fer pour agresser des passants, et reproché aux autorités d’avoir protégé des milices d’extrême droite. Laurent Nuñez promet des suites. Ces groupes constitués en vue de commettre des violences tombent selon lui sous le coup d’une possible incrimination pénale. Des polices administratives peuvent aussi s’appliquer, notamment la dissolution. Et pour ceux déjà dissous par le passé, il annonce des poursuites pour reconstitution de ligue dissoute.

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