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Sophie Adenot raconte son retour de l’espace et des résultats qui changent la donne

Cinq jours après avoir retrouvé la Terre, l’astronaute française a livré mardi les premiers enseignements de ses huit mois passés en orbite. Entre une…

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Sophie Adenot raconte son retour de l'espace et des résultats qui changent la donne

Cinq jours après avoir retrouvé la Terre, l’astronaute française a livré mardi les premiers enseignements de ses huit mois passés en orbite. Entre une récupération plus rapide que prévu et des mesures osseuses inattendues, son témoignage ouvre des pistes pour de nombreux malades.

Cinq jours après avoir posé le pied sur Terre, Sophie Adenot a fait le point sur sa santé. Les vingt-quatre premières heures n’ont pas été de tout repos. Sur les images de son retour, on la voyait affaiblie, soutenue par deux personnes pour rester debout. Elle-même évoque un mélange déroutant d’effets sur l’organisme. Mais tout cela rentrait dans le cadre de ce qui était attendu, et l’astronaute se montrait bien plus fringante quelques jours plus tard.

La récupération surprend par sa vitesse. Surtout, les premières mesures de densité osseuse et de masse musculaire se révèlent spectaculaires. Grâce à un protocole d’exercices physiques, non seulement elle n’a rien perdu, mais certaines zones de son corps affichent même une progression. Voilà qui rebat les cartes après des années de constats inverses. De quoi nourrir un espoir immense chez les personnes atteintes d’ostéoporose, les seniors ou encore les malades frappés par des pathologies dégénératives, le temps que la suite des analyses confirme la tendance.

Le retour dans l’atmosphère reste un souvenir marquant. La capsule pivote pour présenter son bouclier, des éclairs orangés apparaissent derrière la fenêtre, puis l’accélération grimpe jusqu’à plusieurs G. L’astronaute décrit une masse énorme qui s’abat sur le haut du corps, au point de craindre pour ses côtes à chaque grande inspiration. Sa pratique du yoga lui a permis de garder la tête froide et de se concentrer sur sa respiration. Ensuite les vitres s’obscurcissent, les parachutes se déploient avec un choc, la trajectoire devient imprévisible et l’atterrissage se fait dans des vagues, sans horizon visible. Le corps est sollicité bien plus qu’au cours des huit mois passés en orbite, et ce n’est qu’une fois dans l’hélicoptère qu’elle a commencé à se sentir mieux.

Côté odeurs, l’espace réserve aussi son lot de surprises. À bord de la station, l’air reste neutre, car les parfums renferment des molécules d’alcool impossibles à recycler. Pourtant, une fois le sas refermé après une sortie extravéhiculaire, le scaphandre libère une odeur de métal brûlé, quelque chose de carbonisé. Rien de comparable, cependant, avec le retour sur Terre. Le nez devient soudain dix fois plus sensible, comme au début d’une grossesse. Les embruns, la lessive, les vêtements, les gens, tout est redécouvert avec une joie extraordinaire.

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