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JP Morgan affiche un bénéfice en hausse mais sent le vent tourner sur les introductions en Bourse

La première banque américaine a vu son résultat net progresser au troisième trimestre, soutenue par ses salles de marché et la résistance de l’économie.…

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JP Morgan affiche un bénéfice en hausse mais sent le vent tourner sur les introductions en Bourse

La première banque américaine a vu son résultat net progresser au troisième trimestre, soutenue par ses salles de marché et la résistance de l’économie. Le ralentissement des fusions-acquisitions et des introductions en Bourse jette toutefois une ombre sur la suite.

JP Morgan a publié un résultat net de 15,3 milliards de dollars, soit 5,57 dollars par action, sur le trimestre clos fin septembre. Un an plus tôt, il s’élevait à 14,4 milliards de dollars, ou 5,07 dollars par action. La division Marchés, qui rassemble les activités sur actions et sur titres à revenu fixe, a vu son chiffre d’affaires bondir de 15% sur un an.

Le point de friction se situe ailleurs. Les commissions de banque d’investissement ont reculé de 8% par rapport au deuxième trimestre, même si elles restent en hausse de 14% sur un an. Jamie Dimon, directeur général, évoque des commissions qui ont chacune progressé d’environ 15%, portées par l’activité des clients, tout en reconnaissant que celle-ci s’est un peu essoufflée au fil du trimestre.

Wall Street avait pourtant démarré l’année sur les chapeaux de roue, avec notamment l’entrée en Bourse historique de SpaceX. Depuis, le marché des introductions s’est grippé. Selon les analystes, il reste sélectif plutôt que fermé, et les opérations reportées pourraient revenir si les conditions se stabilisent d’ici la fin de l’année. Le jeu en vaut la chandelle, car les banques encaissent des commissions juteuses sur la prise ferme des offres, puis sur les ventes d’actions qui suivent.

JP Morgan n’en garde pas moins sa position de numéro un du secteur en matière de revenus issus de la banque d’investissement. En Bourse, le titre a joué au yo-yo avant l’ouverture, grimpant de 1,6% après avoir lâché 2,7% dans un premier temps.

Côté banque de détail, la machine tourne. Le produit net d’intérêts hors marchés, autrement dit la différence entre ce que la banque touche sur les prêts et ce qu’elle verse sur les dépôts, a progressé de 6% pour atteindre 24,7 milliards de dollars. Le volume moyen des prêts a lui aussi augmenté de 10% sur un an. L’économie américaine a déjoué les pronostics jusqu’ici, avec un marché du travail solide et des ménages qui continuent de dépenser, ce qui entretient l’activité de crédit. « L’économie américaine a continué d’être portée par les investissements des entreprises et la persistance des dépenses de consommation », résume Jamie Dimon.

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