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Économie

L’ombre de la stagflation plane sur l’Europe face à la prolongation du conflit au Moyen-Orient

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La persistance de tensions géopolitiques pourrait durablement affecter les prix de l’énergie, menaçant à la fois la croissance et la stabilité des prix dans la zone euro, selon les avertissements de la Bundesbank.

Le président de l’institut d’émission allemand a souligné que les répercussions économiques des hostilités dépendraient avant tout de leur durée. Pour l’instant, l’impact principal se manifeste par une pression sur les cours du pétrole et du gaz. Une situation où ces coûts énergétiques demeureraient durablement élevés créerait un cocktail défavorable pour la monnaie unique, associant une inflation plus tenace et un ralentissement de l’activité.

À l’inverse, une résolution rapide du conflit, accompagnée d’accords politiques et de dégâts limités sur les infrastructures de la région, permettrait un reflux des prix. Dans ce scénario, les effets inflationnistes resteraient circonscrits et temporaires. Cette distinction est cruciale pour les décideurs monétaires de Francfort, qui devront évaluer si la zone fait face à des perturbations passagères de l’offre ou à un choc plus structurel.

La Banque centrale européenne, qui doit se réunir prochainement, disposera de nouvelles prévisions pour affiner son analyse. En attendant, une prudence extrême est de mise, l’environnement étant jugé particulièrement volatil. Le gouverneur de la Banque de France a pour sa part tempéré les craintes d’un scénario identique à la flambée des prix de 2022, notant que la dynamique actuelle ne touche pas l’ensemble des matières premières de la même manière. Il estime qu’il n’y a pas, à ce stade, de justification pour un nouveau relèvement des taux directeurs, tout en reconnaissant la gravité de la situation.

Parallèlement, la Bundesbank a fait état de pertes financières substantielles pour l’année écoulée, un héritage direct des politiques monétaires exceptionnelles déployées durant les périodes de crise. L’institution anticipe un nouveau déficit pour l’exercice en cours et ne prévoit pas de redistribuer de dividendes à l’État fédéral avant plusieurs années, un processus de normalisation décrit comme un marathon.

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