Culture
Agnès Chauveau prend les rênes de l’INA après la suspension de son président

La directrice générale assure l’intérim à la tête de l’Institut national de l’audiovisuel, suite à l’interpellation de Laurent Vallet dans une affaire liée à la cocaïne.
L’Institut national de l’audiovisuel (INA) connaît un changement à sa direction. Agnès Chauveau, actuelle directrice générale déléguée, a été désignée pour assurer l’intérim à la présidence de l’établissement public. Cette nomination fait suite à la suspension de Laurent Vallet, mis en cause dans une affaire judiciaire. L’ancien dirigeant a été interpellé fin juillet à son domicile parisien dans le cadre d’une enquête portant sur l’acquisition de stupéfiants.
La décision de suspendre Laurent Vallet a été officialisée par un arrêté publié au Journal officiel, signé par la ministre de la Culture, Rachida Dati. Ce dernier avait été reconduit en mai pour un troisième mandat à la tête de l’INA. Dans un communiqué, l’intéressé a indiqué prendre acte de cette mesure, précisant qu’il devra comparaître prochainement devant le tribunal judiciaire de Paris dans le cadre d’une injonction thérapeutique.
Agnès Chauveau, spécialiste reconnue des médias, occupe des fonctions au sein de l’INA depuis 2015. Elle est notamment connue du grand public pour ses interventions dans l’émission *Rembob’INA*, diffusée sur la chaîne LCP. Son parcours n’a cependant pas été sans controverse. En 2015, avant son arrivée à l’INA, elle avait quitté ses fonctions à la tête de l’école de journalisme de Sciences Po à la suite d’accusations de plagiat portées par le média *Arrêt sur images*.
Cette transition intervient dans un contexte particulier pour l’INA, alors que le gouvernement envisage une réforme de l’audiovisuel public. Le projet prévoit la création d’une holding, France Médias, qui regrouperait plusieurs entités publiques, dont France Télévisions et Radio France. Une perspective qui suscite des résistances parmi les syndicats. La section CGT de l’INA a d’ailleurs exprimé ses craintes quant aux conséquences de cette affaire sur un environnement déjà marqué par des incertitudes.
Avant Laurent Vallet, Agnès Saal avait elle aussi quitté précipitamment la présidence de l’INA en 2015, après seulement onze mois en poste, en raison d’une polémique liée à des dépenses jugées excessives. L’institution, chargée de la conservation des archives audiovisuelles françaises, se trouve ainsi confrontée à un nouvel épisode mouvementé de son histoire.

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