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Bayrou face aux victimes de Bétharram : une audition qui ne clôt pas le dossier

Les victimes estiment que l’audition du Premier ministre ne marque qu’une étape dans leur quête de vérité et de justice.
L’audition de François Bayrou devant la commission d’enquête parlementaire sur les violences commises à Notre-Dame-de-Bétharram a été accueillie avec réserve par les victimes. Leur porte-parole, Alain Esquerre, a tenu à rappeler que cette audition ne constituait en aucun cas une conclusion, mais plutôt une étape supplémentaire dans leur long combat.
Lors d’une conférence de presse organisée à Bordères, en présence d’une dizaine de victimes, il a souligné que le collectif refusait toute instrumentalisation politique. Si le Premier ministre a été jugé « un peu malmené », les victimes insistent sur le fait que sa responsabilité, bien que réelle, ne représente qu’un maillon dans une chaîne plus large.
Les membres du collectif, qui ont suivi l’audition, réclament des mesures concrètes pour renforcer la protection de l’enfance. Ils déplorent le manque d’avancées depuis les promesses faites en février, à l’exception d’un plan de contrôle renforcé dans les établissements privés. Parmi leurs revendications figurent un meilleur financement de la justice, une réforme de la prescription des crimes sexuels et la création d’une structure dédiée à l’accompagnement des victimes.
Certains anciens élèves, comme Jean-Rémy Arruyer, ont exprimé leur déception, espérant une prise de position plus ferme. D’autres, comme Thierry Sauthier, ont nuancé leur jugement, reconnaissant que le Premier ministre avait agi conformément à ses obligations à l’époque.
Jean-François Lacoste-Séris, père d’une victime, a contesté une déclaration de François Bayrou concernant le licenciement d’un surveillant condamné pour violences. Selon lui, ce dernier n’a pas été sanctionné mais promu, ce qui remet en question la version du chef du gouvernement.
Alors que plus de 200 plaintes ont été déposées pour des faits souvent prescrits, les victimes attendent désormais que la commission d’enquête fasse toute la lumière sur ces décennies de violences. Le Premier ministre, quant à lui, continue de rejeter les accusations portées contre lui, dénonçant une manipulation politique.

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