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Washington brandit la menace d’une reprise des hostilités contre Téhéran

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Les États-Unis estiment disposer des capacités militaires pour relancer un conflit avec l’Iran, tandis que les tractations diplomatiques sur le nucléaire et le détroit d’Ormuz restent bloquées.

Les autorités américaines ont réaffirmé samedi leur capacité à reprendre les combats contre l’Iran, conditionnant tout accord de paix à la satisfaction de leurs exigences minimales. Cette déclaration intervient alors que l’issue des pourparlers entre les deux capitales demeure incertaine, malgré des signes d’avancée évoqués par certaines sources.

Le président Donald Trump a posé des conditions précises sur son réseau Truth Social : l’Iran doit renoncer définitivement à l’arme nucléaire, rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz et détruire son stock d’uranium hautement enrichi. Un responsable de la Maison Blanche a précisé que le chef de l’État ne signerait aucun accord ne respectant pas ces lignes rouges.

De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a démenti toute discussion sur le dossier nucléaire à ce stade et défendu la souveraineté de l’Iran sur le détroit d’Ormuz, situé dans ses eaux territoriales. Les habitants de Téhéran suivent ces tractations avec scepticisme, peinant à discerner la vérité dans les déclarations des deux camps.

Sur le plan militaire, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis étaient « tout à fait capables » de reprendre les hostilités si nécessaire, soulignant l’adaptation de leurs stocks de munitions. Le conflit, déclenché le 28 février par une coalition israélo-américaine contre l’Iran, a déjà causé des milliers de morts et perturbé l’économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’est accéléré ces derniers jours, mais la télévision d’État iranienne a précisé que l’accès restait interdit aux navires des pays dits hostiles. Téhéran réclame la fin des affrontements sur tous les fronts, notamment au Liban où le Hezbollah, son allié, combat les forces israéliennes. La trêve instaurée le 17 avril n’a jamais été respectée.

L’armée israélienne a étendu vendredi sa zone de combat dans le sud du Liban, tout en poursuivant ses frappes. Le ministère libanais de la Santé a dénombré 11 morts dans le sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des cibles militaires dans le nord d’Israël. Parallèlement, des responsables militaires libanais et israéliens ont tenu à Washington une réunion qualifiée de constructive, qui doit servir de base à des négociations politiques les 2 et 3 juin.

Le Hezbollah s’oppose à ces discussions. Les frappes israéliennes ont tué 3.355 personnes au Liban depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan officiel.

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