Économie
Volvo supprime 2 500 postes et plonge en Bourse
Le constructeur suédois bascule dans le rouge au troisième trimestre et taille dans ses effectifs pour tenter de redresser la barre. Son action a chuté de…

Le constructeur suédois bascule dans le rouge au troisième trimestre et taille dans ses effectifs pour tenter de redresser la barre. Son action a chuté de 31 % à la Bourse de Stockholm.
Volvo Cars traverse une zone de turbulences. Le constructeur suédois, contrôlé par le chinois Geely, a annoncé vendredi une perte nette de 5,7 milliards de couronnes, soit environ 513 millions d’euros, sur le troisième trimestre. Un an plus tôt, il dégageait encore 4,5 milliards de bénéfice. Le chiffre d’affaires recule de 23 %, à 66,9 milliards de couronnes, et la perte d’exploitation ajustée atteint 3,7 milliards, contre un profit de 5,8 milliards douze mois plus tôt. Les marchés n’ont pas traîné. L’action du groupe a plongé de 31 % dès l’ouverture à Stockholm.
La réponse passe par une cure d’amaigrissement. Quelque 2 500 postes vont disparaître, soit environ 6,4 % des effectifs, dont 2 000 en Suède. Le groupe employait 39 300 personnes dans le monde sur les neuf premiers mois de l’année, parmi lesquelles 19 500 en Suède. Cette saignée doit rapporter 5 milliards d’économies, obtenues par la résiliation de contrats de consultants, des départs naturels et des plans de départ ciblés proposés aux salariés.
À l’origine de cette dégringolade, deux marchés qui pesaient lourd et qui ne rapportent plus. En Chine, la concurrence intense des nouvelles marques locales a pratiquement effacé toute possibilité de rentabilité pour les marques premium historiques, et le chiffre d’affaires du groupe y a été divisé par deux en un an. Aux États-Unis, les effets persistants des droits de douane s’ajoutent à la suppression des aides à l’achat de véhicules électrifiés. Le patron du groupe, Håkan Samuelsson, résume la situation sans détour. Les faibles performances enregistrées aux États-Unis et en Chine signifient que la moitié de nos activités ne contribuait pas à notre rentabilité, a-t-il expliqué, qualifiant ce trimestre de très décevant.
Le constructeur n’en est pas à son premier repli. Il avait déjà annoncé l’an dernier un plan d’économies de 18 milliards de couronnes, et il a renoncé en 2024 à son objectif de ne vendre que des véhicules électriques en 2030. La direction change aussi de visage. Un nouveau patron a été désigné fin septembre pour succéder à Håkan Samuelsson au plus tard le 1er octobre 2027, Klaus Zellmer, actuellement à la tête de Škoda Auto. D’ici là, Volvo devra surtout prouver qu’il peut vendre ses voitures sans y laisser des marges.
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