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Victor Willis le fondateur des Village People s’en est allé

Le chanteur qui incarnait le policier du groupe disco le plus célèbre du monde est mort à 74 ans. Derrière le tube YMCA se cachait un homme qui a marqué…

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Victor Willis le fondateur des Village People s'en est allé

Le chanteur qui incarnait le policier du groupe disco le plus célèbre du monde est mort à 74 ans. Derrière le tube YMCA se cachait un homme qui a marqué toute une époque.

Victor Willis n’était pas seulement le barbu en uniforme des Village People. Il était le cerveau derrière des chansons qui ont fait danser la planète entière dans les années 1970 et 80. Sa femme a annoncé son décès mercredi sur les réseaux sociaux du groupe, évoquant une maladie courte mais brutale. Né au Texas en 1951, Willis avait coécrit les plus grands succès du groupe, notamment YMCA un titre devenu un phénomène culturel mondial.

L’histoire des Village People tient presque de la légende. Willis a été repéré par deux producteurs français Jacques Morali et Henri Belolo. Avec des chanteurs de studio, il enregistre quatre chansons qui cartonnent à la radio. Très vite, une première formation voit le jour. Puis une petite annonce fait le reste : « Cherche genre macho pour le plus grand groupe de disco du monde. Danse et moustache obligatoires ». Le mythe était né. Le groupe tire son nom du quartier new-yorkais Greenwich Village. En 1979, première tournée mondiale. Au total, les Village People ont vendu 100 millions d’albums.

Mais la vie de Victor Willis n’a pas été un long fleuve tranquille. Il quitte le groupe au début des années 1980, aux prises avec des problèmes de cocaïne et une condamnation en 2006. Il reprend les rênes en 2017 après un combat pour récupérer les droits de ses chansons. Surtout, YMCA a connu une destinée étrange. Hymne gay à sa sortie en 1978, le tube a été récupéré par Donald Trump lors de ses meetings républicains. Willis a d’abord critiqué cette utilisation, avant de changer d’avis et d’accepter de jouer pour l’investiture du président. Il a ensuite affirmé que sa chanson n’était pas un hymne gay et a menacé de poursuites ceux qui le diraient. Une controverse qui a divisé les fans, mais Willis restait fidèle à sa ligne : son groupe n’était pas politique, il jouait pour tout le monde.

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