Sports
Vendée Globe: Armel Tripon « ébloui » par la mer comme par un Soulages
Ses oeuvres l’emmènent « loin, très loin »: particulièrement ému à l’heure de passer le mythique cap Horn, Armel Tripon rend hommage au peintre Pierre Soulages, dans son carnet de bord du Vendée Globe.
« La foi de cet homme et son goût pour l’inattendu, l’improvisation et l’écoute de ses sens m’ont guidé dans mes navigations hauturières », confie le skipper nantais de 45 ans, 13e au 59e jour de la course.
« Dans quelques heures, je serai +cap-hornier+ et j’ai appris en mer qu’avant Noël, Pierre Soulages a eu 101 ans ! Quel rapport me direz-vous ? Oui, je vous l’accorde à première vue pas grand chose relie l’artiste hors norme à mon premier cap Horn, doublé à 45 ans !
Mais en vérité, Pierre Soulages fut une source d’inspiration dans ma préparation à cette course. Quand je découvre cet artiste, rapidement, je me rends au Louvre, où une exposition lui est consacrée. Il est le troisième artiste peintre français à y être exposé de son vivant! J’aimais déjà sa philosophie, son approche de l’art qui s’apparente à une compétition permanente, tant cet homme est habité.
A la découverte de ses toiles immenses suspendues, dans un recoin du musée, je ressens une émotion rare et poignante, je suis alors comme happé par sa peinture, qui m’emmène loin, très loin ! +Celui qui regarde ma peinture, est dans ma peinture+, nous guide Pierre Soulages, et c’est ce qui m’arrive. Je vis sa peinture, dans laquelle une puissance incroyable, une énergie rare se dégage, j’y vois entre autres des paysages maritimes infinis.
Sur ces grands aplats noirs, la lumière s’y reflète comme celle d’une nuit de pleine lune en mer. Je suis ébloui. La foi de cet homme et son goût pour l’inattendu, l’improvisation et l’écoute de ses sens m’ont guidé dans mes navigations hauturières. Nous ne sommes qu’imprévu, la vie n’est qu’imprévu, alors comment s’y adapter ? Comment y répondre et avec quel état d’esprit ? Comment réussir à vivre le moment présent le plus sincèrement possible.
La compétition tente d’y répondre. La course au large est une trajectoire parmi les éléments, on y laisse une trace comme un coup de pinceau ! Si comme le dit Pierre Soulages, +la peinture est une humanisation du monde+, alors je parcours le monde, le plus vite possible, en tentant du mieux que je peux d’humaniser ma course, de la faire vivre et partager, en y laissant place à l’imagination.
Comme un artiste peintre, devant sa toile blanche, nous ne savons pas ce que nous allons découvrir, la météo est une inconnue à quelques jours, alors il nous faut composer, improviser, réagir, être attentif et à l’écoute de tous nos sens en éveil. »
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