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Une gendarme ouvre le feu pour protéger son collègue lors d’une intervention


Une intervention pour des violences conjugales a dégénéré dans la banlieue toulousaine, contraignant une militaire à utiliser son arme de service face à un individu violent.
Une gendarme a dû faire usage de son arme, samedi soir, lors d’une intervention qui a mal tourné à Escalquens, au sud-est de Toulouse. Les faits se sont produits alors que deux militaires se rendaient au domicile d’un homme d’une quarantaine d’années dans le cadre d’une affaire de violences intrafamiliales.
À leur arrivée, la situation s’est rapidement envenimée. L’individu, après des échanges verbaux hostiles, a engagé une confrontation physique avec les forces de l’ordre dans la cage d’escalier de l’immeuble. Les gendarmes ont été contraints de battre en retraite jusqu’au rez-de-chaussée, poursuivis par l’homme.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les militaires se sont retrouvés coincés dans le sas de sortie du bâtiment. Malgré l’emploi d’un pistolet à impulsion électrique, l’individu s’est rué sur eux, parvenant à saisir et à frapper à plusieurs reprises l’un des deux gendarmes. Sa collègue a alors prononcé les sommations réglementaires, restées sans effet, avant de décocher un coup de feu pour mettre un terme à l’agression.
Touché au thorax, l’auteur présumé des violences a été évacué en urgence absolue vers un établissement hospitalier. Il se trouvait toujours dans un état critique, placé en réanimation, au moment des dernières informations communiquées par les autorités judiciaires.
L’affaire implique également le fils de l’homme, âgé de quinze ans. Le mineur a reconnu avoir participé aux violences à l’encontre des militaires. Il a été placé en garde à vue avant que cette mesure ne soit levée dans la nuit, compte tenu de l’état de santé très préoccupant de son père. Le parquet n’exclut pas une reprise de cette procédure si l’enquête l’exige.
Deux investigations distinctes ont été ouvertes par le parquet de Toulouse. La première porte sur les conditions de l’usage de l’arme par la gendarme, confiée à une enquête pour violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique. Aucune mesure de garde à vue n’a été prise à son encontre. La seconde procédure vise l’homme blessé, pour les faits initiaux de violences intrafamiliales et pour les violences volontaires commises contre les gendarmes.





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