Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Glucksmann enterre l’idée d’une primaire à gauche

Article

le

_**Le député européen refuse catégoriquement de participer à une primaire, qu’il juge être une « malédiction » pour la gauche, et prône une candidature commune excluant La France insoumise.**_

Interrogé au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann a estimé qu’il était prématuré de se lancer dans la course. Pour l’eurodéputé, l’existence de plusieurs candidatures à gauche est une conséquence logique de divergences profondes. Il oppose deux visions du monde et de la France, ce qui rend selon lui naturelle la confrontation de deux offres politiques distinctes.

Le vice-président de Place publique se montre convaincu qu’une union des forces de gauche sans La France insoumise serait plus performante que la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il refuse avec fermeté l’organisation d’une primaire, estimant que ce dispositif enferme la gauche dans un dialogue interne. À ses yeux, le succès obtenu aux élections européennes, avec 14 % des suffrages, découle d’une ligne sociale-démocrate, écologiste, pro-européenne et attachée à la démocratie.

Plutôt qu’un processus de sélection interne, Raphaël Glucksmann préconise une entente entre responsables politiques partageant les mêmes orientations. Il cite notamment Boris Vallaud, Carole Delga, Yannick Jadot et Nicolas Mayer-Rossignol. L’objectif serait de s’accorder sur le fond, notamment sur les réponses à la crise énergétique et sur la nécessité d’affirmer la souveraineté française dans une Europe puissante face au retrait américain.

Pour le social-démocrate, la solution consiste à constituer une équipe puis à désigner le candidat le mieux placé, au terme de discussions responsables entre adultes conscients des enjeux de l’élection présidentielle.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus