Monde
Une Amérique en mouvement contre la politique de Donald Trump

Des dizaines de milliers de citoyens ont convergé dans les rues de nombreuses villes américaines ce week-end. Leur mobilisation, la troisième du genre en moins d’une année, traduit une opposition persistante à l’action du président républicain.
Plus de trois mille rassemblements ont été recensés à travers le territoire national, de l’Alaska à New York, témoignant d’une mobilisation qui dépasse les seuls grands centres urbains. Les cortèges, rassemblés sous la bannière « No Kings », ont exprimé leur rejet de la politique d’immigration menée par l’administration ainsi que des engagements militaires à l’étranger. Les organisateurs soulignent une participation accrue provenant des zones rurales et des petites villes par rapport aux précédentes éditions.
À Washington, non loin de la résidence présidentielle, des manifestants ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une dérive autoritaire. Un ancien combattant présent à Atlanta a déclaré que la Constitution était, selon lui, mise en péril de multiples manières, justifiant ainsi sa présence pour « veiller à ce que la voix des gens soit entendue ». À New York, l’acteur Robert De Niro, figure connue pour ses critiques à l’encontre du locataire de la Maison Blanche, a pris la tête d’un défilé rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes.
La ville de Minneapolis, dans le Minnesota, a constitué l’un des points forts de cette journée. Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées entre Minneapolis et sa ville jumelle, Saint Paul. La légende du rock Bruce Springsteen y a interprété une chanson en hommage à des citoyens récemment décédés lors d’opérations des services de l’immigration. Des pancartes réclamant justice pour ces victimes et le démantèlement de l’agence ICE étaient visibles dans la foule. Une banderole déployée sur les marches du Capitole local proclamait « La Révolution débute au Minnesota ».
Le mouvement a également trouvé un écho au-delà des frontières américaines. Des rassemblements de solidarité se sont tenus dans plusieurs capitales européennes, dont Rome, Madrid et Amsterdam. À Rome, des milliers de personnes ont associé leur soutien à la cause américaine à la célébration d’un résultat électoral national perçu comme un revers pour la droite.
Pendant ce temps, le président Donald Trump a passé une partie de la journée dans son club privé de Floride. Cette nouvelle vague de manifestations confirme la persistance d’une fracture politique profonde au sein de la société américaine, un an après le retour du milliardaire républicain au pouvoir.

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