News
Un projet d’attaque contre la Bank of America à Paris déjoué de justesse

_**L’enquête antiterroriste pointe vers une possible implication d’une mouvance liée à Téhéran, avec le recrutement local de très jeunes individus.**_
Les investigations se poursuivent après la neutralisation, ce week-end à Paris, d’un dispositif incendiaire devant le siège français de la Bank of America. Le parquet antiterroriste a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire et requis l’incarcération de quatre suspects, dont trois sont mineurs. Les faits, survenus en pleine nuit rue La Boétie, ont été évités de peu grâce à l’intervention des forces de l’ordre.
Selon les premières constatations techniques, l’engin artisanal saisi était d’une puissance inhabituelle. Les experts ont établi qu’il aurait pu provoquer, en explosant, une boule de feu de plusieurs mètres de diamètre et déclencher un important incendie. Un jeune homme de dix-sept ans a été appréhendé sur les lieux alors qu’il s’apprêtait à activer le mécanisme.
Dans les jours suivants, les enquêteurs de la police judiciaire et de la sécurité intérieure ont interpellé trois autres personnes, deux mineurs de seize ans et un majeur. Les investigations laissent entrevoir un schéma de recrutement rapide et local. Les trois adolescents auraient accepté de déposer l’engin en échange d’une somme modique, comprise entre cinq cents et mille euros. Ils affirment toutefois n’avoir pas perçu la dimension terroriste de l’acte, tout en reconnaissant avoir su que la cible n’était pas un simple immeuble d’habitation.
L’enquête s’oriente désormais vers la piste d’une inspiration ou d’un commanditaire étranger. Les autorités judiciaires évoquent une possible connexion avec le mouvement pro-iranien Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya, sans que ce lien ne soit encore formellement établi. Ce groupe avait diffusé, quelques jours avant les faits, une vidéo de propagande menaçant explicitement les intérêts de la Bank of America en France.
Cette affaire survient dans un contexte de vigilance accrue des services de renseignement français. Ces derniers alertent régulièrement sur la capacité d’acteurs étatiques hostiles à instrumentaliser, via des intermédiaires ou des « proxies », des individus radicalisés sur le sol européen pour mener des actions violentes. L’objectif de ces manœuvres serait souvent de frapper des symboles perçus comme liés aux intérêts américains ou israéliens, sans engager directement la responsabilité des pays commanditaires.

PolitiqueEn Ligne 5 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 5 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 6 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 5 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 2 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
















