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Un diplomate français cité dans les archives Epstein, le Quai d’Orsay saisi


Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé sa consternation après la révélation de l’implication d’un agent diplomatique dans cette affaire. Une enquête administrative et une procédure disciplinaire ont été immédiatement engagées.
La réapparition du nom d’un diplomate français dans les documents liés à Jeffrey Epstein a provoqué une onde de choc au sein du ministère des Affaires étrangères. Jean-Noël Barrot a déclaré avoir découvert avec stupéfaction la situation concernant cet agent, aujourd’hui en disponibilité. Le ministre a indiqué avoir immédiatement saisi la justice et ordonné une enquête interne, tout en lançant une procédure disciplinaire.
L’intéressé, Fabrice Aidan, est cité à de nombreuses reprises dans les communications publiées, avec des échanges remontant à 2010. Ces éléments suggèrent une relation suivie avec le financier américain, condamné pour des faits d’exploitation sexuelle. Les autorités françaises avaient déjà été alertées il y a une décennie par un rapport du FBI faisant état de consultations suspectes sur internet de la part de ce fonctionnaire, alors en poste aux Nations unies. Il avait été rapatrié à Paris à l’époque, mais aucune suite judiciaire ou disciplinaire n’avait été donnée, selon les informations disponibles.
L’avocate de l’ancien diplomate a vigoureusement contesté toutes les allégations, affirmant que son client n’avait jamais consulté de contenus illicites et que les enquêtes précédentes, tant américaines que françaises, avaient conclu à l’absence de charges. Elle a également souligné que la simple mention d’un nom dans les archives Epstein n’impliquait en rien une culpabilité.
Les échanges rendus publics révèlent cependant des transferts de documents internes à l’ONU vers Jeffrey Epstein, une pratique qualifiée de violation des procédures par l’organisation internationale. Des conversations font également allusion à des transactions financières, notamment l’achat d’un ouvrage et un virement substantiel impliquant un diplomate norvégien, lui-même sous le coup d’une enquête dans son pays.
Après son départ des Nations unies, Fabrice Aidan a occupé un poste à l’UNESCO, bénéficiant à ce titre d’une immunité diplomatique. Des sources diplomatiques décrivent un personnage jugé marginal et intrusif au sein des cercles qu’il fréquentait. Le groupe Engie, où il travaillait récemment, a annoncé sa suspension. Le Quai d’Orsay, pour sa part, se refuse à tout commentaire supplémentaire dans l’attente des résultats de l’enquête en cours.





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