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Un animateur parisien maintenu en poste malgré des antécédents d’agressions sexuelles

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Malgré une mise en examen pour violences sexuelles sur une enfant dans une école du XIe arrondissement, un animateur périscolaire avait déjà été impliqué dans des faits similaires un an plus tôt. La mairie de Paris, informée de son dossier, a pourtant autorisé son maintien en activité.

Un animateur périscolaire travaillant à l’école Bullourde, dans le XIe arrondissement de Paris, a été mis en examen en février 2026 après le dépôt de plainte d’un père pour des violences sexuelles commises sur sa fille. Cet homme de 22 ans avait déjà été placé en garde à vue en mars 2024 pour des accusations comparables dans une école du Xe arrondissement. Cette affaire avait été classée sans suite, mais l’intéressé avait été suspendu pendant six mois à compter de septembre 2024.

En raison d’une absence de transmission de son dossier entre les différentes circonscriptions des affaires scolaires, il a pu être recruté en septembre 2024 dans une école maternelle du XIe arrondissement. En janvier 2025, le service des ressources humaines ainsi que la circonscription des affaires scolaires des 11e et 12e arrondissements ont été informés de ses antécédents judiciaires. Une responsable des ressources humaines, ayant établi le lien entre les deux affaires, a alerté la Direction des affaires scolaires de la Ville de Paris. Malgré cet avertissement, il a été décidé de maintenir l’animateur en poste.

Les parents d’élèves du XIe arrondissement ont appris, lors d’une réunion consacrée aux conclusions d’une enquête administrative, que le recrutement de cet animateur avait été effectué par un responsable éducatif ville adjoint, un ami de l’intéressé, qui avait mené seul l’entretien. Bien qu’elle n’y ait pas assisté, la responsable éducative ville en titre a signé le compte rendu de cet entretien.

La mairie de Paris s’est justifiée en indiquant qu’il n’existait alors aucun dispositif centralisé permettant d’assurer une traçabilité complète des signalements ayant fait l’objet d’un classement sans suite. Le nouveau maire du XIe arrondissement, David Belliard, a pour sa part estimé que l’enquête administrative n’avait pas permis d’établir de responsabilités individuelles, mais a annoncé son intention d’engager une procédure disciplinaire afin que des sanctions soient prononcées.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus vaste. Depuis le début de l’année 2026, la Ville de Paris a suspendu plusieurs dizaines d’animateurs en raison de soupçons de violences sexuelles ou éducatives. La municipalité a par ailleurs annoncé une série de mesures visant à renforcer les contrôles et la prévention.

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