Économie
TotalEnergies annonce des résultats en baisse dans un marché pétrolier atone


Le géant énergétique français présente ce mercredi des comptes annuels affectés par la chute des cours. Son bénéfice net devrait se contracter, s’éloignant des sommets historiques enregistrés ces dernières années.
Les résultats annuels de TotalEnergies, attendus ce mercredi, s’inscrivent dans un contexte de repli marqué des prix des hydrocarbures. Les analystes anticipent un bénéfice net compris entre 12,2 et 13 milliards d’euros pour l’exercice 2025. Cette performance représente un net recul par rapport aux 15,2 milliards d’euros de 2024 et s’éloigne significativement des records atteints en 2022 et 2023, années marquées par une flambée exceptionnelle des cours.
L’année écoulée a été caractérisée par une volatilité persistante sur les marchés pétroliers, le baril ayant évolué en moyenne autour de 66 dollars. Plusieurs facteurs ont contribué à cette instabilité, notamment les incertitudes économiques mondiales, l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la décision des pays exportateurs de l’Opep+ d’augmenter leur production pour soutenir une demande atone.
Pour atténuer l’impact de la baisse des prix de vente, le groupe mise sur l’augmentation de sa production dans ses segments clés. Des projets pétroliers au Brésil et aux États-Unis, ainsi que des développements gaziers au Danemark et en Argentine, sont venus soutenir son activité. TotalEnergies met également en avant son modèle diversifié, tant sur le plan géographique qu’énergétique, avec un portefeuille intégrant une part croissante de gaz naturel et d’électricité.
La publication intervient après des annonces contrastées de ses principaux concurrents. Alors que Shell a affiché une progression de son bénéfice net, BP a quant à lui enregistré un effondrement de ses résultats. Dans ce paysage, TotalEnergies réaffirme sa stratégie duale, combinant le développement d’hydrocarbures à forte marge et des investissements ciblés dans les énergies bas carbone.
Néanmoins, face à un environnement jugé incertain, le groupe a annoncé en septembre un plan de réduction de ses dépenses. Celui-ci prévoit une compression des investissements et des coûts opérationnels de l’ordre de 7,5 milliards de dollars sur la période 2026-2030. La part des investissements consacrés à la transition énergétique sera ainsi révisée à la baisse, représentant environ un quart du total, contre un tiers précédemment.
Parallèlement, l’ambition dans le secteur électrique demeure. TotalEnergies vise une production d’environ 100 TWh à l’horizon 2030, avec pour objectif que 70% de cette électricité provienne de sources renouvelables, le solde étant assuré par des centrales à gaz pour garantir la stabilité du réseau.





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