Monde
Tensions meurtrières entre le Cambodge et la Thaïlande

Les violents affrontements frontaliers ont provoqué la mort de 33 personnes, tandis que des dizaines de milliers de civils fuient les zones de combat.
Les forces armées cambodgiennes et thaïlandaises se sont livrées à des échanges de tirs intensifs ces derniers jours, marquant une escalade sans précédent depuis plus de dix ans. Selon les derniers bilans, les combats ont coûté la vie à 13 personnes côté cambodgien et 20 du côté thaïlandais, incluant des militaires et des civils. Les autorités de Phnom Penh ont lancé un appel pressant à un arrêt immédiat des hostilités, tandis que le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence pour tenter d’apaiser les tensions.
La situation s’est rapidement dégradée après une série d’incidents armés impliquant des blindés, de l’artillerie lourde et même des avions de combat. Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités, chacun rejetant la responsabilité des frappes ayant touché des infrastructures civiles, dont un hôpital et une station-service. Les bombardements ont contraint plus de 138 000 Thaïlandais et 35 000 Cambodgiens à quitter leurs foyers, cherchant refuge dans des centres d’accueil improvisés.
Le différend territorial, latent depuis des décennies, porte sur le tracé d’une frontière de 800 kilomètres, héritée de l’époque coloniale. Bien qu’une décision de la Cour internationale de justice en 2013 ait temporairement apaisé les tensions, la reprise des combats en mai dernier, après la mort d’un soldat cambodgien, a ravivé les antagonismes. Les deux capitales affichent des positions divergentes. Alors que le Cambodge plaide pour une médiation internationale, la Thaïlande privilégie des pourparlers bilatéraux, évoquant une possible implication de la Malaisie, actuelle présidente de l’ASEAN.
Les déclarations des représentants diplomatiques reflètent une inquiétude croissante. L’ambassadeur cambodgien auprès de l’ONU a dénoncé l’utilisation présumée d’armes à sous-munitions par les forces thaïlandaises, tandis que Bangkok rejette ces allégations. Malgré les appels à la retenue, aucun cessez-le-feu n’a encore été observé sur le terrain, laissant craindre une aggravation du conflit.

SociétéEn Ligne 6 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
SociétéEn Ligne 7 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 7 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 7 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 4 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 6 joursCouvre-feux prolongés, Lecornu consulte les syndicats sans convier les lycéens
PolitiqueEn Ligne 7 joursÀ l’Assemblée, Nuñez défend ses services et renvoie les Insoumis à leurs responsabilités
















