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Syrie le premier Parlement de l’après-Assad voit le jour

Ahmad al-Chareh a complété la mise en place du nouveau Parlement de transition, dont le mandat sera de rédiger une Constitution. Une étape cruciale pour…

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Syrie le premier Parlement de l’après-Assad voit le jour

Ahmad al-Chareh a complété la mise en place du nouveau Parlement de transition, dont le mandat sera de rédiger une Constitution. Une étape cruciale pour un pays qui sort de treize ans de guerre civile.

Le président syrien Ahmad al-Chareh a officialisé mercredi la composition du premier Parlement de l’ère post-Assad. Sur les 210 membres de cette assemblée, un tiers a été nommé directement par lui, les deux autres tiers ayant été désignés par des comités locaux. Le nouveau Parlement se réunira pour la première fois le 6 juillet et aura deux ans et demi pour rédiger une nouvelle Constitution. Ensuite, des élections devront être organisées, conformément à la Déclaration constitutionnelle promulguée en mars dernier.

Cette assemblée est le fruit d’un processus contesté. Les régions kurdes du nord-est et la province druze de Soueïda, dans le sud, n’avaient pas participé aux premières étapes de la désignation des députés. Si un accord a fini par intégrer des représentants kurdes en mai, des partis kurdes dénoncent une nomination qui ne reflète pas leur volonté. Quant à Soueïda, toujours hors du contrôle des autorités centrales, elle n’a toujours pas désigné ses membres. Le président a nommé deux personnes issues de cette région, dont une figure contestée par les groupes armés locaux.

Parmi les 70 députés nommés par Ahmad al-Chareh figurent 15 femmes, dont une comédienne connue du petit écran et la première femme nommée à un poste public depuis l’arrivée des islamistes au pouvoir. On compte aussi 13 anciens détenus des prisons de Bachar al-Assad, dont un ex-islamiste qui a passé douze ans dans les geôles de Saydnaya. Des organisations de la société civile critiquent une concentration excessive des pouvoirs et une représentation insuffisante des minorités ethniques et religieuses. Le président répond que ce processus reste transitoire et lié aux circonstances difficiles du pays, notamment la présence de nombreux Syriens à l’étranger sans papiers en règle.

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