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Paul Seixas, le gamin de 19 ans qui affole le Tour avant même le départ

Le plus jeune prétendant au podium depuis des lustres débarque sur la Grande Boucle avec une pression monstre. Mais après une chute et des doutes, que…

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Paul Seixas, le gamin de 19 ans qui affole le Tour avant même le départ

Le plus jeune prétendant au podium depuis des lustres débarque sur la Grande Boucle avec une pression monstre. Mais après une chute et des doutes, que peut vraiment espérer ce phénomène français ?

À 19 piges, Paul Seixas a déjà un palmarès qui ferait pâlir des coureurs deux fois plus âgés. Cette saison, il a tout déchiré. Deuxième des Strade Bianche derrière un certain Pogacar, victoire au Tour du Pays Basque avec trois étapes dans la poche, succès sur la Flèche Wallonne, deuxième de Liège-Bastogne-Liège. Seuls deux hommes l’ont devancé en 2026 : Juan Ayuso sur le Tour d’Algarve et Tadej Pogacar sur deux classiques. Et lui-même, sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, quand une chute lors de la septième étape l’a contraint à l’abandon. « J’ai fait n’importe quoi », avait lâché le Lyonnais, provoquant une onde de choc dans le cyclisme français. Mais le voilà au départ du Tour, prêt à en découdre.

Le podium général, est-ce réaliste ? Le prodige a montré qu’il pouvait tenir Pogacar dans les ascensions, comme sur la Redoute. Mais le doute plane. Sa préparation a été perturbée par cette chute. Et en haute montagne, il n’a pas encore livré de références solides cette année. Le Mexicain Isaac Del Toro, Ayuso ou Lipowitz lui disputeront la troisième place, tandis que Pogacar et Vingegaard semblent intouchables. Seixas pourrait viser une place d’honneur, un top 5 ou 10, mais son état de forme reste une inconnue. Son corps tiendra-t-il trois semaines ? La pression, lui, ne le lâchera pas.

Si le classement général s’envole, il lui reste les victoires d’étape. Les trois dernières étapes avant Paris, avec leur relief piégeux, pourraient lui sourire. Mais le Lyonnais porte sur ses épaules tout un pays qui rêve d’un successeur à Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour en 1985. Ces trois semaines seront un test grandeur nature. Pour apprendre, pour jauger, et peut-être pour exploser aux yeux du monde.

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