Nous rejoindre sur les réseaux

Société

La droite se déchire : Wauquiez tend la main à Philippe et met la pression sur Retailleau

Laurent Wauquiez lâche un pavé dans la mare. Sans le nommer directement, il demande à Bruno Retailleau de savoir « se retirer » si les sondages ne décollent…

Article

le

La droite se déchire : Wauquiez tend la main à Philippe et met la pression sur Retailleau

Laurent Wauquiez lâche un pavé dans la mare. Sans le nommer directement, il demande à Bruno Retailleau de savoir « se retirer » si les sondages ne décollent pas, tout en faisant les yeux doux à Edouard Philippe.

La scène se passe dans les colonnes du Figaro. Le chef des députés LR y fait un pas de plus vers l’ancien Premier ministre, qu’il juge capable « d’incarner l’ordre et le sérieux » pour redresser le pays. Un sacré virage pour celui qui a longtemps eu des relations explosives avec Philippe. Aujourd’hui, Wauquiez l’appelle à rompre avec la macronie et à dévoiler son programme. Pour lui, la droite ne gagnera pas seule. Il rêve d’une union des trois candidats de la droite et du centre Philippe, Attal et Retailleau pour éviter un second tour entre LFI et le RN. Mais dans les faits, son discours ressemble de plus en plus à un ralliement discret au profit du maire du Havre.

De l’autre côté, Wauquiez égratigne sévèrement Bruno Retailleau, le candidat officiel de son propre parti. Il rappelle que celui-ci plafonne sous les 10% dans les sondages et qu’il « faut savoir se retirer ». Une manière à peine voilée de lui demander de laisser la place. Pourtant, Retailleau a été plébiscité par près de 75% des adhérents LR au printemps. Mais Wauquiez ne semble pas prêt à se ranger derrière lui. Il était d’ailleurs absent de son grand meeting à Paris le 20 juin, tout comme une partie des députés et les six ministres suspendus après leur participation au gouvernement Lecornu. La division est bien réelle chez Les Républicains.

Wauquiez insiste sur un point Il ne veut pas être celui qui permettra à Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour. « Si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d’éliminer un candidat de droite », prévient-il. Il refuse de soutenir un candidat qui ne serait pas celui du rassemblement. Mais pour l’instant, il ne se range derrière personne, préférant préserver son propre poids politique. Il dit aussi du bien de Gabriel Attal, tout en regrettant que son projet ne soit pas celui de l’union de la droite et du centre. Bref, la droite se cherche un leader, et les ambitions personnelles compliquent la donne à l’approche de la présidentielle.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus