Société
Strasbourg scelle une alliance inédite pour la gouvernance métropolitaine

La nouvelle maire socialiste de la capitale alsacienne s’est entendue avec des élus de la droite républicaine pour former une majorité à l’échelle de l’Eurométropole, un rapprochement qui suscite déjà des réactions contrastées.
Catherine Trautmann a officialisé la constitution d’une majorité de gestion pour l’Eurométropole de Strasbourg. L’édile socialiste, récemment élue à la tête de la ville, a conclu un accord avec deux élus du parti Les Républicains, Thibaud Philipps et Catherine Graef-Eckert. Ces derniers occuperont les fonctions de premiers vice-présidents de l’institution intercommunale, qui regroupe trente-trois communes et plus d’un demi-million d’habitants.
L’objectif affiché est d’assurer une gouvernance stable et efficace. Les trois élus ont souligné leur expérience de travail commun, forgée notamment lors de l’opposition à la précédente majorité écologiste. Ils entendent privilégier une approche qu’ils qualifient de transpartisane, visant à associer l’ensemble des communes aux décisions. La répartition des délégations a été précisée. Thibaud Philipps, également maire d’Illkirch-Graffenstaden, sera en charge de l’urbanisme. Catherine Graef-Eckert, maire de Lingolsheim, pilotera les dossiers du rayonnement international et du plan de circulation. Catherine Trautmann a pour sa part exprimé le souhait de superviser personnellement la politique des transports publics.
Cette alliance, qui sera soumise au vote formel du conseil métropolitain, marque un tournant dans le paysage politique local. Elle intervient après un mandat municipal marqué par des tensions régulières entre l’ancienne majorité écologiste et l’opposition alors conduite par Catherine Trautmann. L’ancienne maire écologiste Jeanne Barseghian, désormais dans l’opposition, a vivement critiqué cette orientation, y voyant un ralliement de la socialiste à la droite républicaine et une rupture avec la gauche métropolitaine.
La question du cumul des mandats n’a pas été clairement tranchée. Catherine Trautmann n’a pas confirmé de façon définitive son intention d’assumer conjointement la mairie de Strasbourg et la présidence de l’Eurométropole. Une telle décision signifierait un retour à une pratique qui avait disparu après son précédent départ de l’hôtel de ville, il y a plus de vingt ans. L’Eurométropole de Strasbourg dispose d’un budget conséquent, supérieur à 1,3 milliard d’euros, et exerce des compétences majeures en matière de développement économique, d’aménagement et de mobilité sur son territoire.

PolitiqueEn Ligne 6 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
SociétéEn Ligne 6 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
SociétéEn Ligne 7 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 6 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 6 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 3 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 6 joursCouvre-feux prolongés, Lecornu consulte les syndicats sans convier les lycéens
PolitiqueEn Ligne 6 joursÀ l’Assemblée, Nuñez défend ses services et renvoie les Insoumis à leurs responsabilités
















