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Routiers bloqués au Royaume-Uni: les liaisons assurées le jour de Noël

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Sous pression pour résorber les milliers de camions bloqués à Douvres, les autorités britanniques ont garanti jeudi la poursuite des liaisons ferroviaires et maritimes transmanches le jour de Noël et reçu le soutien de pompiers français pour les dépister.

Malgré l’annonce mardi soir de la réouverture partielle de la frontière française, des milliers de routiers européens ont passé une quatrième nuit dans la cabine de leur camion, dans des conditions sommaires. A cran, ils restent coincés à la veille de Noël autour du premier port transmanche, dans l’attente de passer un test Covid pour éviter d’importer sur le continent la nouvelle souche de coronavirus, potentiellement plus contagieuse, identifiée au Royaume-Uni.

Selon le ministre britannique des Transports Grant Shapps, 2.364 routiers avaient été testés jeudi à la mi-journée, dont trois se sont révélés positifs.

Il a également indiqué avoir discuté de la situation avec son homologue français Jean-Baptiste Djebbari. « Nous avons convenu que la frontière entre le Royaume-Uni et la France à Eurotunnel, Douvres et Calais resterait ouverte tout au long de Noël pour permettre aux routiers et citoyens de retourner chez eux dès que possible », a-t-il précisé sur Twitter.

La direction du port de Calais a confirmé que des ferrys continueraient de relier les deux côtés du détroit vendredi, en n’embarquant des véhicules que dans le sens Douvres/Calais.

Les transports publics sont interrompus traditionnellement au Royaume-Uni le jour de Noël et ne reprennent que très partiellement le lendemain.

« Passer des jours dans un camion vous place dans une catégorie à risque extrêmement faible », a dit le ministre britannique, relevant le tweet de la commissaire européenne aux Transports, Adina Valean, demandant de « lever toutes les restrictions » pour les transporteurs.

« Bazar »

Depuis les célèbres falaises de Douvres jeudi, on pouvait voir des files de dizaines de poids lourds attendant de pouvoir embarquer dans deux ferries à quai.

Selon le ministère britannique des Transports, quelque 6.000 poids lourds attendaient mercredi en début de soirée de passer la frontière, dont 3.750 véhicules stationnés à l’ancien aéroport de Manston, où les routiers peuvent se soumettre à un test, les autres s’alignant en longues queues sur les routes du Kent.

« C’est toujours autant le bazar. Sur le terrain, les chauffeurs sont toujours aussi désespérés », a résumé une porte-parole de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) française.

A Manston, « cela fait quatre jours qu’ils n’ont pas pris de douche, ils ont à peine à boire et à manger. Ils sont dans une situation humaine, et même sanitaire, dangereuse », a-t-elle dénoncé. « La grogne monte. A un moment, ils vont finir par se révolter ».

3.500 repas

Sur place, des bénévoles s’organisent pour tenter d’apporter un peu de réconfort aux chauffeurs, dont beaucoup passeront Noël loin de chez eux.

Ainsi, dans un temple sikh de la ville de Gravesend, distante d’environ 85 kilomètres du port, pas moins de 3.500 repas et en-cas étaient préparés jeudi.

L’opération de dépistage massif a commencé mercredi en fin de journée, avec le soutien de l’armée, en vertu d’un accord conclu entre Londres et Paris pour reprendre le trafic vers la France, qui avait été suspendu après l’identification de la variante potentiellement plus contagieuse du virus au Royaume-Uni.

Selon l’ambassadrice de France au Royaume-Uni, Catherine Colonna, une équipe de 26 pompiers français est arrivée tôt jeudi à Douvres avec 10.000 tests pour aider les Britanniques et « accélérer le passage des routiers vers le continent ».

Il s’agit aussi de permettre à la chaîne d’approvisionnement britannique, très dépendante des rotations de camions, de revenir à plein régime avant que ne pointent des pénuries, et de permettre aux citoyens européens de rejoindre le continent.

La commissaire européenne Adina Valean a estimé qu’en tout, 10.000 camionneurs européens avaient des difficultés pour revenir du Royaume-Uni, critiquant la France pour leur avoir imposé des restrictions, des reproches rejetés par Paris.

Selon elle, le capacité de dépistage s’élève à 300 tests par heure.

Plus d’une cinquantaine de pays dans le monde ont imposé des limitations aux voyageurs en provenance du Royaume-Uni en raison de la nouvelle variante du Covid-19.

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Espagne: Une Française retrouvée morte dans son camping-car, la piste criminelle privilégiée

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Espagne: Une Française retrouvée morte dans son camping-car, la piste criminelle privilégiée

Une femme de 63 ans a été retrouvée morte poignardée dans son camping-car à Alcossebre, sur la côte est de l’Espagne, jeudi 18 juillet. Les enquêteurs n’excluent aucune piste, rapporte le site L’Espanol.

Ce jeudi, une femme a été retrouvée morte dans son camping-car, stationné sur une place d’Alcossebre, sur la côte est de l’Espagne. Le corps de la victime présentait des traces de coups de couteau, selon le média local L’Espanol. Elle avait également un couteau planté dans le visage. La Garde civile a indiqué à nos confrères espagnols que la femme, âgée de 63 ans, était de nationalité française et semblait voyager seule comme touriste.

Une enquête pour meurtre a été ouverte et une autopsie doit être menée prochainement. Pour l’heure, les enquêteurs tentent d’identifier la victime et de recueillir des preuves visant à clarifier la cause du décès. Aucune piste n’est écartée pour le moment. Les premiers éléments de l’enquête ont permis de retracer le parcours de la sexagénaire.

Avant d’arriver à Alcossebre, la victime avait séjourné à Tarragone, à environ 150 km au nord. Elle avait également été inscrite seule. Les forces de l’ordre ont interrogé les voyageurs qui occupaient les caravanes garées à proximité de celle de la femme. Selon les premiers témoignages, elle était garée dans la zone depuis deux jours. Certains ont par ailleurs indiqué avoir vu un homme en compagnie de cette dernière, les heures précédant sa mort. L’individu est actuellement recherché.

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

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Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Pour la première fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré favorable à la participation de représentants russes à un prochain sommet pour la paix. Il reste confiant quant au soutien des États-Unis, même en cas de retour au pouvoir de Donald Trump.

Lundi 15 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a surpris en se déclarant ouvert à la participation de la Russie à un futur sommet pour la paix, organisé par Kiev. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que des représentants russes devraient participer à ce deuxième sommet, espérant qu’un plan puisse être prêt en novembre. Zelensky n’a pas évoqué l’arrêt des hostilités, mais l’établissement d’un plan sur trois sujets : la sécurité énergétique de l’Ukraine, la libre navigation en mer Noire et les échanges de prisonniers.

C’est la première fois que Zelensky envisage des discussions avec la Russie sans exiger un retrait préalable des forces russes du territoire ukrainien. Par le passé, il avait refusé toute négociation tant que Vladimir Poutine resterait au pouvoir, allant jusqu’à signer un décret rendant illégales de telles discussions.

Le premier sommet pour la paix en Ukraine, organisé en Suisse en juin, avait rassemblé une centaine de pays, sans la Russie et sans la Chine, alliée de Moscou. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en dix points, soutenu par l’Occident et impliquant le retrait des forces russes, une proposition rejetée par Moscou.

Volodymyr Zelensky a également affirmé ne pas craindre une éventuelle réélection de Donald Trump à la présidence américaine, malgré les incertitudes que cela pourrait entraîner sur le soutien de Washington à Kiev. « Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a-t-il déclaré.

La perspective d’une victoire de Trump en novembre soulève des questions sur la continuité du soutien américain à l’Ukraine. Trump a laissé entendre qu’il mettrait fin rapidement au conflit s’il revenait à la Maison-Blanche, ce qui pourrait contraindre Kiev à négocier dans une position défavorable. Actuellement, près de 20% du territoire ukrainien est encore occupé par la Russie.

Cependant, Zelensky a souligné le soutien significatif du parti républicain aux États-Unis, affirmant que la majorité de ce parti soutient l’Ukraine. Il a récemment rencontré de nombreux élus républicains et noté que certains dirigeants républicains avaient des positions plus radicales que Trump lui-même.

En somme, le président ukrainien se montre ouvert à de nouvelles discussions pour la paix, tout en restant confiant quant au soutien international à son pays, indépendamment des changements politiques à venir aux États-Unis.

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Brest refuse l’accès au voilier russe Shtandart en raison des sanctions européennes

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Brest refuse l'accès au voilier russe Shtandart en raison des sanctions européennes

La réplique d’une frégate russe du XVIIIᵉ siècle pourrait se voir refuser l’accès au port breton en raison des sanctions européennes.

Le navire russe Shtandart, une réplique d’une frégate du XVIIIᵉ siècle, pourrait se voir refuser l’accès au port de Brest lors des fêtes maritimes prévues du 12 au 17 juillet. Bien que l’événement attire chaque année des milliers de spectateurs, l’application des sanctions européennes contre la Russie, étendues depuis le 24 juin aux « navires répliques historiques », menace la participation de ce trois-mâts de 34 mètres de long.

Le Shtandart, parti de La Rochelle jeudi dernier, doit accoster à Brest malgré un arrêté de la préfecture interdisant son entrée. Le capitaine du navire, Vladimir Martus, se dit déterminé à tenter d’accoster, malgré les interdictions. « Nous allons entrer à Brest avec le voilier français Belem et d’autres bateaux (…) Je ne sais pas si la police va m’arrêter ou pas, mais je vais essayer », a-t-il déclaré.

Le navire, arborant désormais le pavillon des Îles Cook après avoir abandonné celui de la Russie à la demande des autorités françaises, suscite la polémique depuis des mois. Le capitaine Martus, qui se présente comme un dissident au régime russe, affirme œuvrer pour « l’amitié entre les peuples de toutes les nations » et a exprimé son soutien à la « lutte héroïque » des Ukrainiens contre l’agression russe, qualifiant Vladimir Poutine de « dictateur ».

Malgré ces déclarations, une source proche du dossier indique que le Shtandart ne devrait pas être autorisé à approcher de Brest, sauf pour une escale technique. Cette décision est soutenue par certains opposants au navire, qui contestent les intentions du capitaine. Bernard Grua, animateur du collectif « No Shtandart In Europe », accuse Martus de ne jamais critiquer la Russie sur les réseaux sociaux, affirmant que ses propos relèvent du « langage du FSB (ex-KGB) ».

Mardi après-midi, une trentaine de détracteurs du Shtandart se sont rassemblés devant la mairie de Brest, brandissant des drapeaux ukrainiens et des pancartes telles que « Russia go home » et « Shtandart: espion russe ». Ils ont également exprimé leur soutien au préfet du Finistère pour sa décision de tenir le navire à distance.

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