Monde
Pyongyang envoie un missile balistique en mer Jaune


La Corée du Nord a procédé mardi à un tir de missile balistique de courte portée en direction de la mer Jaune, une nouvelle démonstration de force qui intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes.
L’armée sud-coréenne a annoncé avoir détecté en début d’après-midi plusieurs projectiles lancés depuis la ville nord-coréenne de Chongju, dont un missile balistique de courte portée. Selon les informations fournies par Séoul, ces engins ont parcouru une distance d’environ quatre-vingts kilomètres avant de terminer leur course en mer. Les autorités militaires sud-coréennes ont précisé qu’elles analysaient actuellement les caractéristiques techniques de ces tirs tout en maintenant une surveillance renforcée.
Ce tir constitue le huitième essai de missile réalisé par Pyongyang depuis le début de l’année et le premier depuis trente-sept jours. Les observateurs estiment que ce pays, diplomatiquement isolé, cherche à tirer parti d’un affaiblissement perçu des normes internationales pour consolider son statut de puissance nucléaire. La Corée du Sud, les États-Unis et le Japon ont réaffirmé leur coopération étroite en matière de renseignement et maintiennent un niveau d’alerte maximal.
Ces tirs surviennent alors que des informations non confirmées évoquent une possible visite du président chinois Xi Jinping en Corée du Sud cette semaine. La Chine demeure le principal soutien économique et politique de la Corée du Nord, même si Pyongyang a renforcé ses liens avec Moscou ces dernières années. Aucune des deux capitales n’a officiellement confirmé ce déplacement.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a récemment appelé à renforcer les unités militaires positionnées le long de la frontière face à ce qu’il décrit comme un ennemi juré sud-coréen. Les deux nations voisines demeurent techniquement en guerre, le conflit de 1950-1953 ayant été conclu par un armistice et non par un traité de paix. Malgré les tentatives d’apaisement du président sud-coréen Lee Jae Myung, élu l’an dernier, Pyongyang rejette systématiquement les avances de Séoul, qu’il qualifie régulièrement d’adversaire le plus hostile.
Une lueur d’espoir est pourtant apparue récemment avec la victoire de l’équipe féminine nord-coréenne du Naegohyang FC en Ligue des champions de football d’Asie, samedi dernier. Il s’agissait de la première équipe sportive nord-coréenne à se rendre en Corée du Sud depuis huit ans. Après leur titre, les joueuses ont déployé leur drapeau national, un geste longtemps considéré comme tabou en Corée du Sud en vertu de la Loi sur la sécurité nationale.





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